Les plus grandes fortunes atteignent des sommets inédits, tant en nombre qu’en richesse

Image d'illustration. Argent richesseADN
Jamais dans l’histoire le nombre de milliardaires et leur fortune cumulée n’ont atteint de tels sommets. Cette concentration de richesse inédite s’observe alors que les inégalités économiques continuent de susciter débats et préoccupations à l’échelle mondiale.
Tl;dr
- Nombre de riches atteint un record mondial en 2024.
- L’essor de l’IA et la Bourse dopent les fortunes.
- L’Europe stagne, mais les ultra-riches y progressent.
Les grandes fortunes pulvérisent tous les records
En 2024, le monde n’a jamais compté autant de personnes fortunées, ni vu de tels niveaux de patrimoine. Selon le tout dernier World Wealth Report du cabinet de conseil Capgemini, l’augmentation spectaculaire des marchés boursiers, portée par l’engouement pour l’intelligence artificielle et la technologie, propulse les chiffres vers des sommets inédits. Les indices américains comme le Nasdaq, le Dow Jones ou le S & P 500 ont d’ailleurs battu leurs propres records à Wall Street, favorisant cette envolée.
Boom des ultra-riches sous l’effet IA et Tech
Cette dynamique profite particulièrement aux plus aisés. Le nombre d’individus disposant d’un capital disponible supérieur à un million de dollars – hors résidence principale – a crû de 2,6 % sur un an pour atteindre désormais 23,4 millions dans le monde. Fait marquant : la croissance se concentre surtout en haut de la pyramide, avec une hausse de 6,2 % du nombre d’« ultra-fortunés », ceux dont la fortune dépasse les 30 millions de dollars. Autrement dit, jamais il n’y a eu autant de très grandes fortunes depuis que Capgemini observe ce phénomène.
Des disparités selon les régions du globe
Si la tendance mondiale est à la hausse, l’Europe fait exception. Là où la plupart des régions profitent du dynamisme boursier et technologique, le Vieux Continent voit son nombre de personnes fortunées diminuer légèrement – une baisse estimée à 2,1 %. En cause : la stagnation économique dans ses principales économies. La France notamment accuse une perte nette de 21 000 millionnaires en un an. Pourtant, signe d’un phénomène paradoxal, la catégorie des « ultra-fortunés » continue malgré tout à croître en Europe (+3,5 %), soulignant une concentration accrue des richesses.
L’envolée globale des patrimoines
Ce mouvement se traduit aussi dans les chiffres globaux : au total, la fortune cumulée des plus riches atteint désormais quelque 90 500 milliards de dollars – soit une progression annuelle de 4,2 %. Les spécialistes interrogés par Capgemini relèvent que « les actions américaines ont poursuivi leur cycle haussier grâce à une croissance économique plus forte que prévu et à un enthousiasme soutenu pour l’IA et les valeurs technologiques ». Ce contexte inédit alimente donc à la fois admiration et interrogations quant à la répartition réelle des fruits de cette prospérité planétaire.
