Après avoir été placée en redressement judiciaire, la marque de prêt-à-porter Naf Naf voit une partie de ses activités reprises. Cette opération permettra de préserver environ la moitié des emplois initialement menacés dans l’entreprise.
- Groupe Beaumanoir reprend partiellement Naf Naf et ses salariés.
- Seule une douzaine de boutiques sur 102 conservées.
- L’offre d’Amoniss écartée pour fragilité financière.
Le sort de Naf Naf enfin scellé
En cette fin de semaine, l’emblématique enseigne de prêt-à-porter féminin, Naf Naf, a vu son avenir partiellement assuré. Le tribunal de commerce de Bobigny a tranché : c’est finalement le Groupe Beaumanoir — déjà propriétaire, rappelons-le, des marques Caroll, Bonobo, Morgan, ou encore Sarenza — qui a obtenu le feu vert pour reprendre une partie des actifs.
Un rachat limité, une marque sauvée ?
Ce plan, loin d’être total, concerne uniquement la reprise de la marque Naf Naf, d’environ 300 salariés sur les quelque 600 que comptait l’entreprise jusqu’ici, ainsi que de 12 boutiques parmi les 102 existantes. Précisons toutefois que ces points de vente devraient être exploités sous l’étendard des propres marques du groupe breton. Dans le détail, ce sont 55 employés qui intègrent directement les effectifs du groupe repreneur ; à cela s’ajoute une proposition de reclassement adressée à 253 autres collaborateurs.
Amoniss recalé : le poids des finances dans la balance
Dans cette compétition serrée où cinq candidats avaient initialement manifesté leur intérêt, seuls deux groupes restaient véritablement en lice : le groupe Amoniss, à la tête notamment de la marque Pimkie, et donc Groupe Beaumanoir. La proposition d’Amoniss — qui visait la reprise de 185 salariés et le reclassement de 26 autres — n’a pas convaincu. En cause ? Sa « situation fragile » liée au placement en plan de sauvegarde depuis octobre dernier. À l’inverse, la justice a salué la robustesse financière du nouvel acquéreur : « Des fonds propres positifs à hauteur de 365 millions d’euros et une trésorerie de 187 millions d’euros ».
Derrière les chiffres, des espoirs contrastés pour l’emploi
Ce sauvetage partiel n’efface pas tout : la moitié des effectifs reste aujourd’hui sans perspective immédiate. Pourtant, alors qu’une époque s’achève pour l’enseigne des années quatre-vingt-dix, certains y verront un moindre mal : la disparition pure et simple semblait redoutée par nombre d’observateurs du secteur.