Pierre Moscovici insiste sur la nécessité de maintenir le débat fiscal ouvert

Image d'illustration. Le budget de la justice.ADN
Pierre Moscovici insiste : l'exécutif devrait laisser la porte ouverte au débat fiscal, une question cruciale pour l'avenir de notre économie.
Tl;dr
- Pierre Moscovici critique l’engagement du gouvernement de François Bayrou à ne pas augmenter les impôts en 2026.
- Moscovici appelle à un débat ouvert sur la politique fiscale, insistant sur la nécessité de se concentrer sur les dépenses publiques.
- Il évoque la possibilité de modifier le plafond du crédit d’impôt pour l’emploi à domicile comme mesure d’équité.
Le débat fiscal, un impératif démocratique
Le Premier président de la Cour des comptes, Pierre Moscovici, a récemment exprimé son désaccord avec l’approche stricte du gouvernement de François Bayrou en matière de politique fiscale. Il estime que le gouvernement ne devrait pas s’engager fermement à ne pas augmenter les impôts en 2026 avant que les débats au Parlement n’aient eu lieu.
«On ne peut pas fermer le débat fiscal», a déclaré Moscovici, soulignant l’importance d’un débat ouvert et démocratique sur ces questions. Selon lui, le principal effort budgétaire devrait plutôt se concentrer sur les dépenses publiques, incluant l’État, les collectivités locales et la Sécurité sociale.
Préserver l’équité et l’attractivité
Moscovici a également rappelé l’importance de préserver la compétitivité et l’attractivité de la France, tout en permettant un débat fiscal ouvert. Il a précisé que ce débat aura nécessairement lieu lors des discussions budgétaires et qu’il est préférable de l’aborder de manière transparente et sans tabou.
Suppression des niches fiscales : une augmentation déguisée des impôts ?
Le débat sur la suppression de certaines niches fiscales suscite également des interrogations. En effet, selon Moscovici, supprimer ces avantages reviendrait à augmenter les impôts, ce qui contredit le discours officiel du gouvernement. Il a évoqué la possibilité de modifier le plafond du crédit d’impôt pour l’emploi d’une personne à domicile, une mesure qui, selon lui, pourrait contribuer à une plus grande équité fiscale.
