Quel destin pour les tonnes de déjections animales au Salon de l’Agriculture ?

Image d'illustration. Vache salon agricultureADN
Découvrez le mystère insolite du Salon de l’Agriculture : que deviennent les tonnes de crottes laissées par les animaux ?
Tl;dr
- Le Salon de l’Agriculture produit environ 680 tonnes de déjections.
- Les éleveurs prennent soin de nettoyer régulièrement leurs animaux.
- Les déjections sont recyclées en engrais pour les champs d’Ile-de-France.
Le Salon de l’Agriculture, une affaire de chiffres
Chaque année, le Salon de l’Agriculture fait figure de grand rendez-vous pour les professionnels et les amoureux du monde agricole. Mais derrière l’émerveillement que procure la découverte des animaux, se cache une réalité moins reluisante. En effet, avec environ 4000 animaux présents pendant neuf jours, le Salon génère une quantité impressionnante de déjections, à hauteur de 680 tonnes.
Le quotidien des éleveurs au Salon
Denis, un éleveur de Prim’Holstein, la race de vache la plus populaire en France, explique avec une pointe de poésie la gestion quotidienne de ces déjections. Lorsqu’une vache se soulage, il faut agir rapidement pour « récupérer un maximum » et éviter de gaspiller de la paille. Pour Denis et ses collègues, le rituel est le même : « nettoyer la vache avec de la paille, puis re-brosser ses poils ». Il précise que les animaux doivent être impeccables, d’autant plus lorsqu’ils sont destinés à participer à des concours.
Le mystère des déjections
Les déjections, une fois collectées, entament un voyage dont l’issue est inconnue pour la plupart des éleveurs. Bernard, éleveur de vaches bazadaises, voit chaque matin les seaux et la paille salie quitter le stand de ses vaches à bord de petits wagons, sans savoir où ils sont conduits.
Le recyclage des déjections
Didier, un autre éleveur, estime que les déjections sont probablement utilisées comme fumier dans un champ d’Ile-de-France. En réalité, plusieurs entreprises, dont la plus importante est l’entreprise Buscoz, sont chargées de stocker la paille le temps que la fermentation commence. Après un tri, le fumier est ensuite évacué vers des céréaliers d’Ile-de-France pour être traité et redistribué dans les champs comme engrais. Une belle illustration du principe de Lavoisier : « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ».
