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Qui sera dans le viseur des impôts en 2026 ? Un agent du fisc dévoile les profils types

Actualité > Impôts et taxes > Fisc
Par Morgan publié le 21 novembre 2025 à 8h00.
impôt documents

Image d'illustration. ImpotADN

Fort de quinze années d’expérience au sein de l’administration fiscale, un agent dévoile les principaux types de contribuables qui feront l’objet d’une attention accrue lors des contrôles prévus par le fisc en 2026.

Tl;dr

  • Ciblage accru des hauts revenus et structures patrimoniales
  • Contrôles renforcés via intelligence artificielle en 2026
  • Nouvelles taxes en discussion dans un contexte budgétaire tendu

Des signaux d’alerte pour les dossiers fiscaux en 2026

La sélection des dossiers par la DGFiP promet de devenir plus affûtée dès 2026. Les applications métiers des agents font désormais remonter plus rapidement certains profils, notamment lorsque les déclarations de revenus, de patrimoine et de flux financiers semblent incohérentes. À travers l’utilisation accrue de l’intelligence artificielle, les anomalies – comme un salarié déclarant 20 000 euros de revenus, mais presque autant en charges déductibles – déclenchent systématiquement une alerte. Les dépôts inhabituels d’espèces, virements atypiques ou avantages suspects ne passent plus inaperçus. Chez les entreprises, la vigilance reste élevée autour des montages complexes et des fraudes à la TVA, avec des contrôles quasi automatiques dès qu’un schéma douteux apparaît.

Des profils visés : hauts revenus, holdings et expatriés

Qui se retrouve aujourd’hui dans le viseur ? Plusieurs catégories, mais surtout les détenteurs de hauts revenus. Dès l’an prochain, la CDHR 2026 doit garantir un taux d’imposition minimal de 20 % pour toute personne seule dépassant 250 000 euros de revenus (500 000 euros pour un couple), en complément de la CEHR. S’ajoute à cela un projet visant à transformer l’IFI pour ne cibler que la « fortune improductive », tandis que le retour d’une version actualisée de l’exit tax, telle qu’envisagée en 2019, refait surface dans les débats budgétaires.

Par ailleurs, le gouvernement propose désormais une taxe spécifique sur les holdings abritant des actifs non professionnels : si la structure vaut au moins cinq millions d’euros et que ses recettes proviennent majoritairement de revenus passifs, elle pourrait être imposée à hauteur de 2 %. Quant aux comptes bancaires à l’étranger non déclarés, ils seront sanctionnés par une amende minimale portée à 1 600 euros par compte dissimulé – montant qui peut grimper si le compte est logé dans une juridiction opaque.

Nouvelles mesures fiscales sous tension politique

L’atmosphère parlementaire s’avère particulièrement électrique autour du budget 2026. L’indexation du barème sur le revenu (à seulement 1,1 %) a bien été validée, tandis qu’une réforme concernant l’abattement des retraités a finalement été rejetée. Plusieurs nouvelles taxes sont sur la table :

  • Une contribution forfaitaire de 2 euros par article pour tout petit colis importé hors Union européenne (moins de 150 euros)
  • Une taxe comprise entre 0,30 et 0,50 euro par flacon de liquide pour vapotage (10 ml)
  • L’instauration progressive d’un prélèvement sur les emballages plastiques non recyclés (30 euros/tonne en 2026 jusqu’à potentiellement 150 euros/tonne en 2030)

La baisse tant attendue de la CVAE, jugée pénalisante pour « la production de nos petites et moyennes entreprises », selon Sébastien Lecornu, est également remise en avant. Mais le climat politique demeure incertain : certains députés préviennent déjà qu’« en raison de l’insincérité de certaines mesures, ils ne voteront pas ce budget », rapporte l’entourage du ministre ; « Aucune raison d’utiliser les ordonnances… ça n’aurait pas de sens », estime quant à elle Maud Bregeon.

Lutte contre la fraude : une pression qui s’accentue

Si le droit à l’erreur subsiste avec des pénalités allégées (10 % maximum en cas d’omission involontaire), la politique fiscale française confirme son virage vers davantage d’exigence face aux fraudes caractérisées. Une tendance nette se dessine : celle d’un contrôle automatisé, mais ciblé, adapté aux enjeux budgétaires actuels.

Le Récap
  • Tl;dr
  • Des signaux d’alerte pour les dossiers fiscaux en 2026
  • Des profils visés : hauts revenus, holdings et expatriés
  • Nouvelles mesures fiscales sous tension politique
  • Lutte contre la fraude : une pression qui s’accentue
En savoir plus
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