Retraite : pourquoi l’assurance vie reste une carte solide

Une femme mets de l'argent dans sa tirelire en cochon
Image d'illustration. Une femme met de l'argent dans sa tirelire en cochon — ADN

Pensions sous pression, épargne plus mobile, fiscalité après huit ans : l’assurance vie garde de vrais atouts pour préparer la retraite.

En bref

  • Commencer tôt allège l’effort d’épargne
  • L’épargne reste disponible à tout moment
  • Trois options existent à la retraite

Plus vous commencez tôt, moins le ticket d’entrée est lourd. C’est le vrai nerf du sujet pour préparer sa retraite avec une assurance vie, alors que beaucoup d’actifs ne comptent plus uniquement sur leur pension pour maintenir leur niveau de vie.

Le temps fait une vraie différence

Une assurance vie multisupport permet de faire évoluer son épargne avec l’âge. Quand la retraite est encore loin, vingt ou trente ans parfois, une part plus large d’unités de compte investies sur les marchés peut offrir davantage de potentiel sur longue période. Plus tard, à l’approche du départ, l’idée est plutôt de sécuriser progressivement en renforçant le fonds en euros, dont le capital est garanti par l’assureur.

Ce réglage peut même être automatisé par certains contrats. Et ce n’est pas un détail.

D’après Capital, un actif qui commence avant 35 ans peut viser un complément de revenus avec un effort financier plus modéré qu’une personne qui s’y met dix ou quinze ans plus tard. La logique est simple, les intérêts composés travaillent plus longtemps, et les versements réguliers lissent aussi les à-coups des marchés.

Un placement retraite qui ne bloque pas votre argent

C’est l’autre gros atout. Contrairement à certains produits pensés spécialement pour la retraite, l’assurance vie ne vous enferme pas jusqu’à un âge précis. Le capital reste mobilisable via un rachat partiel ou total.

Pour beaucoup d’épargnants, cette souplesse compte presque autant que le rendement. En cas d’imprévu, l’argent n’est pas figé. Et après huit ans de détention, la fiscalité sur les gains retirés devient particulièrement avantageuse, ce qui renforce l’intérêt du contrat dans une stratégie de long terme.

À la retraite, trois façons d’utiliser son contrat

Une fois la carrière terminée, pas mal de souscripteurs gardent leur contrat et mettent en place des retraits programmés. Le principe, percevoir automatiquement une somme mensuelle ou trimestrielle pour compléter la pension. Le montant se modifie selon les besoins, sans casser le fonctionnement du contrat.

D’autres préfèrent la rente viagère. L’assureur verse alors un revenu régulier jusqu’au décès du bénéficiaire. Plus la rente démarre tard, plus son montant est élevé. Il existe aussi des variantes, comme la rente réversible pour le conjoint survivant ou la rente par paliers, qui évolue dans le temps. Service Public rappelle d’ailleurs que ce mécanisme n’a rien à voir avec l’assurance décès.

Et puis il y a la voie intermédiaire, la sortie mixte. Une partie du capital est transformée en rente, le reste demeure investi, continue de produire des intérêts et reste disponible, y compris pour une transmission aux bénéficiaires désignés. En gros, c’est souvent là que l’assurance vie montre le mieux sa force, un revenu plus prévisible, sans perdre toute sa marge de manœuvre.

Germain Montor

Spécialiste de l'économie et de la vie pratique

Rédacteur web, je crée des contenus clairs et engageants.

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