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Actualité

Sylvie Leclerc finalement condamnée à 9 ans de prison pour le meurtre de son compagnon

Actualité > France
Par Michele Lejeune,  publié le 25 mars 2016 à 5h04.

Sylvie Leclerc, une quinquagénaire jugée depuis lundi à Nancy pour avoir tué en 2012 son compagnon d’un coup de fusil, a été condamnée jeudi à neuf ans de prison.

« Une vie douloureuse et la dépression chronique ont créé chez elle cette impression qu’il n’y avait pas d’autre issue »

Suivant les réquisitions de l’avocate générale, la cour a estimé que le discernement de l’accusée n’avait pas été aboli, mais altéré au moment du meurtre, qu’elle affirmait avoir commis pour se libérer de l’emprise de cet homme.

« Une vie douloureuse et la dépression chronique ont créé chez elle cette impression qu’il n’y avait pas d’autre issue », avait souligné devant la cour d’assises de Meurthe-et-Moselle l’avocate générale Marie-Claude Weiss, précisant qu’elle ne souhaitait pas « ajouter du malheur au malheur, car chez Mme Leclerc, le malheur est tenace et le bonheur est fugace ».

« Je l’ai aimé et je l’aime toujours. Il est toujours là. J’ai besoin de lui. Il me manque beaucoup », avait lancé jeudi Sylvie Leclerc, avant de demander pardon à sa fille Aude, qui lui a répondu: « tu es pardonnée maman! ».

La quinquagénaire est restée interdite à l’énoncé du verdict.

Pendant ces quatre jours d’audience, l’accusée a été présentée par ses défenseurs comme une nouvelle Jacqueline Sauvage, cette femme devenue un symbole des violences conjugales après sa condamnation en décembre àBlois à 10 ans de réclusion pour le meurtre de son mari violent, mais qui a bénéficié ensuite d’une grâce présidentielle partielle.

Défendue par les mêmes avocates que Jacqueline Sauvage, Mme Leclerc a tenté d’expliquer devant la cour à quel point il lui était devenu nécessaire de se « libérer » de l’emprise de son compagnon, qu’elle avait abattu dans son lit, d’une balle de fusil tirée à bout portant.

Cet éboueur de 58 ans dont elle a partagé la vie durant 35 ans était selon elle un être « jaloux » et « colérique », qui l’insultait et la forçait à des rapports sexuels longs et douloureux.

« Syndrome de Stockholm »

La propre fille de Sylvie Leclerc et Gérard Schahan, Aude, 27 ans, a déclaré à la cour que sa mère avait « bien fait » de tuer son père, car « c’était la seule issue ». « Mon père avait une emprise sur ma mère, sur moi et sur tout son entourage (…) Il me faisait très peur, même s’il ne m’a jamais frappée », a-t-elle ajouté.

Les débats ont toutefois également mis en lumière la relation complexe entre l’accusée et sa victime. Mme Leclerc était « davantage prisonnière de sa propre dépendance que de l’emprise objective de son conjoint », a ainsi souligné à la barre un expert psychiatre, le Dr Jacques Henry.

Pour un autre expert, le Dr Francis Boquel, l’accusée « a développé le syndrome de l’otage ou syndrome deStockholm, auquel s’est ajouté un syndrome d’accommodation ». Jeudi, les avocats des parties civiles ont déploré que Sylvie Leclerc cherche à salir la mémoire de son compagnon pour expliquer son geste.

35 années de violences conjugales

« Ces deux personnalités formaient un cocktail explosif, mais il y avait une complémentarité entre les deux. Ce ne sont pas deux personnalités caricaturales avec d’un côté la méchante victime qui a bien mérité ce qui lui est arrivé et de l’autre l’accusée innocente », a plaidé Me Stéphane Massé, avocat d’une des partie civile.

A l’inverse, pour l’avocate de Sylvie Leclerc, Nathalie Tomasini, « il s’agit de comprendre comment 35 années de violences conjugales ont transformé un être humain +normal+ doté d’une énergie vitale en une sorte de légume qui s’enferme petit à petit dans cette spirale infernale qui ne peut avoir d’issue que fatale ».

La cour s’était notamment penchée sur l’épisode qui a vu Sylvie Leclerc quitter son compagnon, en novembre 2010, puis revenir volontairement à ses côtés, en mai 2011. Elle avait rejoint un jeune Tunisien rencontré au cours de vacances au Maroc, mais après avoir pris conscience que le jeune homme s’intéressait à son argent, était ensuite retournée vivre en Lorraine avec Gérard.

Ce dernier, selon son entourage, avait beaucoup souffert de cette séparation.

Le Récap
  • « Une vie douloureuse et la dépression chronique ont créé chez elle cette impression qu’il n’y avait pas d’autre issue »
  • La quinquagénaire est restée interdite à l’énoncé du verdict.
  • « Syndrome de Stockholm »
  • 35 années de violences conjugales
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