Teddy Riner apporte son appui à Le Coq Sportif placé en redressement judiciaire

Image d'illustration. Le Coq SportifADN
Placée en redressement judiciaire, la marque française Le Coq Sportif traverse une période difficile. Elle bénéficie néanmoins du soutien affiché de Teddy Riner, le judoka aux multiples titres, qui témoigne de sa solidarité envers l’équipementier.
Tl;dr
- Teddy Riner rejoint Neopar pour sauver Le Coq Sportif.
- 60 millions d’euros prévus pour relancer la marque.
- Décision du tribunal attendue fin mai ou début juin.
Un nouveau souffle pour Le Coq Sportif ?
Dans le tumulte de la mode sportive française, l’avenir de Le Coq Sportif oscille entre incertitude et renaissance. Après avoir habillé les athlètes tricolores lors des derniers Jeux olympiques de Paris, la marque centenaire – née en 1882 à Romilly-sur-Seine – s’est retrouvée en redressement judiciaire à l’automne 2024. Désormais, un consortium mené par Neopar, épaulé par plusieurs figures majeures, aspire à écrire un nouveau chapitre.
Teddy Riner, symbole d’espoir
Parmi les noms engagés dans cette opération de sauvetage, celui du judoka Teddy Riner retient l’attention. Son implication, saluée comme un « soutien de poids » par François Poitrinal, président de Neopar, confère une légitimité certaine au projet. L’ensemble du montage prévoit un investissement immédiat de 60 millions d’euros, censé relancer la production et maintenir les emplois des quelque 300 salariés.
Un tour de table éclectique et stratégique
Derrière cette offre ambitieuse, le partage du capital reflète une alliance inédite : Neopar prendrait le contrôle avec 51 %, tandis qu’un collectif diversifié – composé notamment de Xavier Niel, de la famille fondatrice Camuset, d’anciens dirigeants et donc de Teddy Riner – détiendrait près d’un tiers. À leurs côtés, le groupe américain Iconix, déjà propriétaire d’Umbro ou encore de Lee Cooper, apporterait son expertise internationale via une participation à hauteur de 20 %.
Pour clarifier les forces en présence, voici la composition du consortium :
- Neopar: chef de file avec une majorité du capital.
- Teddy Riner, Xavier Niel, famille Camuset : soutien financier et symbolique.
- Iconix: apport international et savoir-faire textile.
L’arbitrage imminent du tribunal économique
Mais la partie n’est pas encore gagnée. Face à cette offre, un second dossier mené par l’homme d’affaires franco-suisse Dan Mamane, avec le concours des pouvoirs publics, serait aussi en lice selon le ministère de l’Économie. Le sort du fleuron français dépendra désormais du verdict attendu du tribunal des affaires économiques de Paris, annoncé pour « fin mai, début juin ». En attendant cette décision cruciale, salariés comme passionnés restent suspendus à l’issue d’une bataille qui ne fait que commencer.
