ChatGPT, AlphaCode : vers une ère d’IA autonomes formées par leurs pairs ?

Image d'illustration. IAADN
Avec l'évolution rapide de l'intelligence artificielle, la question de savoir si nous pourrions voir des IA développer leurs propres IA se pose. Cependant, ce n'est pas aussi simple qu'il n'y paraît. Mais est-ce réellement possible ?
Tl;dr
- L’IA Claude d’Anthropic peut contrôler un ordinateur comme un humain.
- Les grandes entreprises utilisent des IA pour former d’autres IA.
- Les IA autodidactes restent hypothétiques malgré les progrès.
La montée de l’IA : une nouvelle ère technologique
Imaginez un monde où les systèmes d’intelligence artificielle (IA) deviennent tellement avancés qu’ils sont capables de créer d’autres IA. Avec la récente révélation d’Anthropic, cette idée pourrait ne plus être aussi fantastique qu’elle en a l’air. Leur programme, Computer-Use, permet à leur IA nommée Claude de contrôler un ordinateur de la même manière qu’un humain. Mais cette hypothèse soulève une foule de questions fascinantes. Est-il possible qu’une IA devienne vraiment autonome et crée d’autres IA sans intervention humaine ?
Des IA qui forment des IA : une réalité d’aujourd’hui
Il peut sembler exagéré, mais des géants technologiques tels que OpenAI, Facebook ou Google utilisent déjà des IA pour entraîner des IA plus complexes. En remontant à 2017, une équipe de chercheurs de Google a publié un article scientifique intitulé « Attention is all you need » (L’attention est tout ce dont vous avez besoin). Ils y présentaient une nouvelle architecture neuronale appelée « Transformers » qui apprend à quel mot se focaliser pour générer le mot suivant. Depuis, cette architecture est devenue la structure de base de tous les réseaux neuronaux modernes générant du texte.
Le rôle des données dans la formation des IA
La qualité et la quantité des données jouent un rôle crucial dans l’entraînement des IA. Pour améliorer cet apprentissage, on utilise de plus en plus de données. Par exemple, GPT-2 a été entraîné sur 30 milliards de mots, tandis que LLaMa-3 a été alimenté par onze mille milliards de mots. Cependant, tous les textes n’ont pas la même qualité. Ainsi, les ingénieurs utilisent des algorithmes de nettoyage et, plus récemment, des IA pour améliorer, reformuler ou générer ces données.
Les défis qui restent à relever
Même si les IA jouent un rôle croissant dans la création d’autres IA, l’idée d’une IA capable de se multiplier ou de s’améliorer indépendamment reste encore dans le domaine de la science-fiction. En effet, une révolution de cette ampleur nécessiterait un bouleversement des paradigmes actuels, avec des architectures neuronales capables d’intelligence véritablement adaptative et généralisée. Sans volonté propre ni véritable autonomie, les IA ne peuvent se fixer d’objectifs autonomes, indépendants des préférences humaines apprises. En outre, sans de nouvelles avancées significatives, elles ne peuvent pas non plus évoluer ou acquérir de nouvelles compétences de manière autonome.
Alors, même si l’idée d’IA autonomes reste hypothétique pour l’instant, il est essentiel de commencer à réfléchir dès aujourd’hui aux enjeux éthiques et aux mesures législatives et techniques nécessaires pour encadrer l’évolution de ces technologies.
