Dans cette commune, le préfet impose une flambée inédite des impôts locaux, les habitants sont inquiets

Image d'illustration. Femme en colèreADN
Dans une commune récemment frappée par une décision préfectorale, les habitants font face à une augmentation sans précédent de leurs impôts locaux, suscitant inquiétude et incompréhension face à cette charge financière imposée malgré leur opposition.
Tl;dr
- Impôts locaux fortement augmentés à La Penne-sur-Huveaune.
- Budget communal jugé déséquilibré par la CRC.
- Maire annonce un recours, habitants inquiets.
Un choc fiscal pour La Penne-sur-Huveaune
Au cœur de La Penne-sur-Huveaune, commune d’un peu plus de 6 500 habitants entre Marseille et Aubagne, l’annonce d’une hausse spectaculaire des impôts locaux secoue la population. Depuis plusieurs années, la santé financière de la ville inquiète et le climat politique local n’a cessé de se tendre. Aujourd’hui, la situation atteint un point de bascule inédit.
Des finances sous tutelle préfectorale
L’intervention du préfet des Bouches-du-Rhône, Georges-François Leclerc, marque une étape décisive. Le 23 juillet 2025, il signe un arrêté imposant une revalorisation majeure des taxes locales : la taxe foncière sur les propriétés bâties bondit à 64,53 %, contre 46,67 % auparavant, soit une envolée de 18 points. Même constat du côté de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires : elle grimpe à 32,56 % (+9 points). Cette décision fait suite au signalement alarmant de la Chambre Régionale des Comptes (CRC), qui évoquait un « budget insincère » et un déséquilibre atteignant près de 21 % des recettes communales. Faute d’avoir mené les réformes recommandées, la préfecture a tranché en faveur d’une politique fiscale rigoureuse.
Malaise politique et réactions contrastées
Ce coup de tonnerre n’arrive pas dans un vide politique. Le maire actuel, déjà ébranlé par diverses affaires judiciaires, rejette toute responsabilité et pointe son prédécesseur du doigt : selon lui, environ trois millions d’euros de factures impayées auraient été laissés en héritage. Malgré des économies revendiquées — « 1 million d’euros depuis mon élection », affirme-t-il — et l’ambition de lancer des projets lucratifs comme un complexe sportif, il déplore l’injustice perçue de cette hausse décidée sans son aval. Fidèle à sa promesse électorale, il s’engage : « Monsieur le préfet veut les augmenter… moi je rembourserai cette somme aux Pénnois. »
L’incompréhension gagne les habitants
Dans ce contexte tendu, les réactions oscillent entre fatalisme et colère contenue. Certains se résignent à voir leur commune placée sous tutelle :
- Doutes sur la durée de ce tour de vis fiscal.
- Craintes quant à l’attractivité résidentielle.
- Scepticisme vis-à-vis du recours annoncé par l’édile.
De fait, nombre d’habitants s’interrogent sur la pérennité de ces hausses et attendent avec impatience – mais aussi anxiété – que des solutions durables émergent enfin pour remettre sur pied les finances locales.
Reste cette question : le recours porté par le maire suffira-t-il à changer la donne avant l’arrivée imminente des avis d’imposition ? À La Penne-sur-Huveaune, personne ne semble prêt à parier sur une issue rapide.
