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Tl;dr
- Les Groupements fonciers viticoles (GFV) offrent des avantages fiscaux mais sont peu répandus.
- Le GFV « Foncière Champenoise France Valley II » propose un modèle basé sur le métayage.
- Un autre type de GFV, appelé « foncière », offre plus de stabilité financière en utilisant le fermage.
- Les GFV contribuent à l’activité viticole et permettent une diversification patrimoniale.
Un investissement viticole méconnu
Les Groupements fonciers viticoles (GFV), calqués sur le modèle des investissements en forêt, offrent un avantage fiscal à l’achat et lors de la transmission. Cependant, leur complexité, leurs difficultés sur le second marché et leurs dividendes instables les maintiennent en marge de la popularité.
Deux véhicules, deux approches
Deux types de GFV coexistent, avec des caractéristiques économiques et fiscales diamétralement opposées. L’un offre une réduction d’impôts, l’autre non. Ainsi, le GFV « Foncière Champenoise France Valley II », porté par France Valley, a choisi le métayage comme modèle économique. Dans ce système, le viticulteur donne au propriétaire une partie de sa récolte en lieu et place d’un loyer. Une formule qui lui permet de travailler de façon sereine, mais dont l’aléatoire rendement ne dépasse pas 1% par an.
L’alternative des « foncières »
Un autre type de GFV, surnommé « foncière », offre une approche différente. Ces foncières, plus stables, sont des sociétés civiles immobilières qui achètent collectivement des propriétés viticoles pour les confier à un vigneron. Ici, le fermage est privilégié : un loyer est défini, indépendamment du résultat de la récolte. Jean-Claude Chasson, fondateur de Bacchus conseil, estime que « Les gens sont réticents au métayage. C’est pour cela qu’il y en a très peu. »
Un investissement bénéfique pour l’activité viticole
Les GFV, qu’ils soient défiscalisants ou « foncières », contribuent à l’activité viticole. Les associés n’attendent pas de rendements exceptionnels et sont attachés au territoire, avec un souci de diversification de leur patrimoine. De plus, ces GFV ne font pas exploser les prix des terres viticoles, régulés par le droit de préemption de la Safer sur toute cession agricole.
L’avis de la rédaction
Si le GFV reste un marché de niche, il offre une alternative intéressante pour les investisseurs souhaitant diversifier leur patrimoine, tout en contribuant à l’activité viticole. Il convient toutefois de bien comprendre les subtilités de chaque type de GFV avant de se lancer. Une démarche qui s’aligne avec la tendance actuelle vers une finance plus éthique et responsable.
