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Les excès de vitesse majeurs sont désormais criminalisés : quelles sanctions pour les automobilistes ?

Actualité > Sécurité routière > Sanction
Par Germain Montor,  publié le 30 décembre 2025 à 8h00.
Vitesse voiture route

Image d'illustration. Une voiture qui roule trop vite ?ADN

Depuis hier, les conducteurs surpris à commettre de très grands excès de vitesse s’exposent à des sanctions plus sévères, ces infractions étant désormais considérées comme des délits et non plus de simples contraventions.

Tl;dr

  • Excès de vitesse >50 km/h : désormais un délit.
  • Peine renforcée : prison, amende, suspension permis.
  • 63 217 cas recensés en 2024 (+69 % depuis 2017).

Une nouvelle qualification juridique pour les excès de vitesse majeurs

Ce lundi 29 décembre 2025 marque un tournant sur les routes françaises. Les excès de vitesse supérieurs à 50 km/h au-delà de la limite autorisée ne relèvent plus d’une simple contravention, mais deviennent un véritable délit. La Sécurité routière évoque ici « une réponse judiciaire plus ferme » face à une infraction jugée trop grave pour rester dans le champ contraventionnel. Un changement issu de la récente loi du 9 juillet 2025, qui, en instituant le concept d’homicide routier, entend clairement durcir le ton contre la violence routière.

Des sanctions alourdies et des conséquences durables

Le décret paru au Journal officiel détaille l’arsenal répressif prévu par ce texte. Désormais, dépasser la vitesse maximale autorisée de plus de 50 km/h expose à une peine pouvant aller jusqu’à trois mois d’emprisonnement et une amende maximale de 3 750 euros. S’y ajoute une inscription automatique au casier judiciaire, lourde conséquence pour les contrevenants. Plus concrètement encore :

  • Saisie du véhicule concerné,
  • suspension du permis durant trois ans,
  • interdiction de conduire certains véhicules terrestres motorisés pendant cinq ans ou davantage.

Un stage obligatoire de sensibilisation à la sécurité routière vient compléter ce dispositif musclé. Jusqu’ici, la sanction se limitait généralement à une contravention de cinquième classe — sauf en cas de récidive — mais cette réponse était désormais jugée inadaptée à l’ampleur et à la gravité du phénomène.

L’excès de vitesse, un danger en nette hausse

Pourquoi cette sévérité accrue ? Les chiffres parlent d’eux-mêmes. En 2024, pas moins de 63 217 grands excès de vitesse ont été relevés par la Sécurité routière. Ce nombre traduit une augmentation saisissante : +69 % comparé à l’année 2017. Selon l’organisme public, rouler très largement au-dessus des limitations constitue « un comportement particulièrement dangereux, susceptible de causer de lourds dommages en cas d’accident ». Une réalité difficilement contestable.

L’évolution d’une politique répressive… et ses enjeux futurs

Il reste à voir comment ces mesures seront perçues par les usagers et si elles infléchiront durablement la courbe des infractions majeures. L’État affiche sa détermination à lutter contre ce fléau qui touche toutes les régions. Dans ce contexte mouvant, chaque automobiliste devra prendre la mesure du risque encouru – pour son permis comme pour sa liberté.

Le Récap
  • Tl;dr
  • Une nouvelle qualification juridique pour les excès de vitesse majeurs
  • Des sanctions alourdies et des conséquences durables
  • L’excès de vitesse, un danger en nette hausse
  • L’évolution d’une politique répressive… et ses enjeux futurs
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