Malgré la taxe et des prix élevés, les sodas restent prisés par les consommateurs

Image d'illustration. Sodas
Image d'illustration. Sodas — ADN

Malgré la hausse des prix liée à la taxe sur les boissons sucrées, de nombreux consommateurs restent fidèles aux sodas. Leur engouement persiste, illustrant que le coût supplémentaire n’a pas freiné leur envie de ces boissons populaires.

Tl;dr

  • Les prix des sodas ont grimpé de 10 %.
  • La « taxe soda » a été revue à la hausse.
  • Les consommateurs n’ont pas (encore) changé leurs habitudes.

Des hausses discrètes, mais bien réelles

Dans les rayons de supermarché, rares sont ceux qui lèvent un sourcil devant le nouveau prix des sodas. Pourtant, selon les chiffres du cabinet Nielsen, ces boissons sucrées ont vu leur tarif bondir de près de 10 % en un an – une évolution imputée à la fois à l’inflation persistante et au durcissement de la « taxe soda ». En vigueur depuis mars dernier, ce dispositif fiscal revalorisé impose désormais aux industriels des montants croissants selon la teneur en sucre : 4 euros pour 100 litres contenant moins de 5 kg de sucre ajouté, jusqu’à 21 euros entre 5 et 8 kg, et un plafond à 35 euros pour les boissons les plus sucrées. Une réforme censée rapporter près de 800 millions d’euros à la Sécurité sociale en 2025.

L’indifférence des consommateurs face à la hausse

Pour autant, cette augmentation semble glisser sur la plupart des clients croisés dans les grandes surfaces strasbourgeoises. Nombreux sont ceux qui ne remarquent même pas le changement. À l’image de Samira, qui confie acheter uniquement sa marque favorite : « On n’en boit pas en grande quantité, donc le coût ne me choque pas… C’est un achat plaisir. » Même son de cloche chez Marine, fidèle à une boisson spécifique, servie lorsqu’elle reçoit ses proches. « Sinon ce n’est pas le même goût. » Pour ces amateurs occasionnels ou fidèles d’une seule référence, le prix reste secondaire tant que le rituel est préservé.

Soda ou rien… mais jusqu’où ?

D’autres voix s’élèvent pourtant pour nuancer cette relative indifférence. Ainsi, si Justine, jeune maman, avoue acheter sans regarder l’étiquette (« C’est pour mon mari… Si c’était le double ? J’en achèterais deux fois moins ! »), elle reconnaît qu’une nouvelle flambée pourrait peser sur ses choix. De son côté, Hervé, moins concerné par l’aspect financier que par l’impact sur sa santé, envisage néanmoins les marques distributeurs si la tendance se poursuit – non sans réserve sur la qualité nutritionnelle.

Voici ce que les consommateurs envisageraient si les prix poursuivaient leur envolée :

  • Diminuer leurs achats de sodas ou privilégier les marques premiers prix.
  • Sensibiliser leur entourage aux alternatives moins sucrées.
  • S’interroger sur l’utilité réelle de ces achats plaisir.

L’avenir du rayon soda en question

Alors que peu réalisent pleinement l’ampleur de la hausse, rares sont ceux qui modifient leurs habitudes pour autant. À peine certains grands-parents – tels que Guy et Monique, sollicités par leurs petits-enfants – relèvent-ils du bout des lèvres une évolution perceptible : « C’est vrai que ça a augmenté… mais vous m’auriez interrogée sur la bière… là j’aurais su ! » Difficile d’imaginer une révolution dans nos caddies tant que le plaisir reste au rendez-vous – malgré cette pression fiscale grandissante sur les sodas.

Benjamin

Spécialiste de l'économie et de la vie pratique

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