Nouvelles règles fiscales pour l’immobilier : Airbnb en ligne de mire
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Découvrez comment les nouvelles régulations fiscales pourraient bouleverser le monde de l'immobilier pour les propriétaires Airbnb !
Tl;dr
- La députée Annaïg Le Meur propose des mesures pour réformer le marché de la location.
- Son objectif est de favoriser la location de longue durée et assurer une offre de logements abordables.
- Elle critique l’avantage fiscal des locations meublées de courte durée.
- Une autre loi visant à renforcer la régulation des meublés de tourisme est en cours d’étude.
La députée Annaïg Le Meur préconise une refonte du marché de la location
Dans un récent rapport, Annaïg Le Meur, députée du camp présidentiel, propose une série de mesures visant à réformer en profondeur le marché de la location. Son objectif est double : favoriser la location de longue durée en tant que résidence principale, et garantir une offre de logements locatifs privés abordables et de qualité.
Une réglementation différente pour les locations nues et meublées
Le cadre légal français distingue actuellement la location dite « nue », sans meubles, de la location meublée, ainsi que la location à usage de résidence principale de celle à usage de résidence secondaire. Pour Le Meur, cette distinction, avantageant fortement les locations meublées, semble aujourd’hui injustifiée.
Un régime fiscal favorable pour les logements meublés
En effet, le régime fiscal actuel est nettement plus avantageux pour les logements meublés. Grâce au régime micro-BIC, un propriétaire dont les recettes locatives n’excèdent pas 77 700 euros pour les logements meublés bénéficie d’un abattement de 50% sur la somme totale encaissée. Pour les locations de chambres d’hôtes et meublés de tourisme classés, l’abattement atteint même 71%. Le Meur note que « 70% des propriétaires de logements meublés non professionnels ne paient pas d’impôt sur le revenu« .
Propositions pour unifier les régimes
Pour corriger cette inégalité, la députée propose plusieurs scénarios, dont l’unification des différents régimes ou la valorisation des locations de longue durée. Elle suggère également de réhausser le plafond de revenus locatifs de 15 000 euros à 30 000 euros, tout en portant l’abattement à 40% ou 50%.
L’avis de la rédaction
Ces propositions de la députée Annaïg Le Meur sont intéressantes et nécessaires. Elles pourraient favoriser une plus grande accessibilité au logement locatif pour la population. Cependant, elles doivent être accompagnées d’une politique globale visant à répondre aux défis du logement en France, en particulier en matière de construction de logements neufs et de rénovation énergétique.
