Rebondissement de l’immobilier après une année 2024 catastrophique

Image d'illustration. Maison immobilier créditADN
Plongez-vous dans le chaos de 2024 : l'année noire de l'immobilier avant un rebondissement inattendu et fulgurant !
Tl;dr
- Le marché immobilier enregistre sa pire année depuis dix ans.
- Une reprise a été observée au second semestre 2024.
- Les banques prévoient une croissance modérée pour 2025.
Un marché immobilier en berne
Le marché immobilier français a traversé une période sombre en 2024, la pire depuis une décennie. Les chiffres publiés par la Banque de France révèlent une baisse significative des nouveaux crédits immobiliers, qui ont atteint leur plus bas niveau depuis 2014. Le montant total, hors renégociations, a chuté à 110,1 milliards d’euros, contre 128,6 milliards d’euros en 2023, soit une baisse de 14%. Il est à noter que ce montant dépassait les 200 milliards d’euros en 2021 et en 2022.
Un sursaut en fin d’année
Cependant, l’année 2024 ne fut pas que morosité. Si le premier semestre s’est révélé décevant avec moins de 50 milliards d’euros de nouveaux crédits immobiliers, la deuxième moitié de l’année a vu un regain d’activité. « Le premier semestre 2024 a été catastrophique », confirme Ludovic Huzieux, cofondateur du réseau de courtage Artémis. « Il y a eu un effet reprise qui a été d’abord assez timide puis assez net en fin d’année », poursuit-il, optimiste quant à l’élan avec lequel 2025 débute.
Le verre à moitié plein
La Banque de France partage cet optimisme, notant une amélioration notable du montant total des prêts accordés depuis le printemps ainsi que des conditions de crédit plus favorables. Le mois de décembre a été particulièrement positif, avec 11,6 milliards d’euros de nouveaux crédits immobiliers, ce qui en fait le meilleur mois de l’année 2024.
Des attentes mesurées pour 2025
Malgré cette reprise, les acteurs du marché immobilier restent prudents pour l’avenir. Nicolas Namais, président du directoire de BPCE, voit une reprise significative du marché du crédit immobilier entre octobre et décembre 2024. Cependant, il ne prévoit pas de miracle pour 2025, en raison de la faible croissance attendue du nombre de logements neufs et d’une augmentation «raisonnée» du nombre de transactions immobilières.
