Airbus décroche deux méga-contrats de 15 milliards d’euros en Arabie Saoudite

Image d'illustration. Assemblage d un airbus en hangar moderneADN
Le constructeur aéronautique européen Airbus vient de conclure deux accords majeurs d’une valeur totale de 15 milliards d’euros avec l’Arabie Saoudite, renforçant ainsi sa présence au Moyen-Orient et consolidant ses liens commerciaux avec ce pays clé.
Tl;dr
- Airbus décroche deux commandes majeures au Bourget.
- AviLease commande 40 avions, dont 10 cargos A350.
- Riyadh Air achète 25 gros-porteurs A350-1000.
Des contrats d’envergure pour Airbus dès l’ouverture du Bourget
Le rideau s’est à peine levé sur le Salon du Bourget, que déjà, l’ambiance s’annonce triomphale chez Airbus. À la faveur de cette première journée, le constructeur aéronautique européen a enchaîné les annonces de commandes spectaculaires. La société de location saoudienne AviLease a tout d’abord signé pour une flotte conséquente : trente A320neo et dix appareils-cargos A350F. Montant affiché : environ sept milliards d’euros.
AviLease renforce sa flotte moderne
Avec cette acquisition, la jeune société basée en Arabie saoudite, qui revendique déjà une flotte de 200 appareils, ne cache pas ses ambitions internationales. Pour son PDG, Edward O’Byrne, il s’agit clairement d’une avancée : « L’ajout de ces avions de dernière génération améliore notre capacité à offrir des solutions de flotte modernes et économes en carburant à nos partenaires aériens en Arabie saoudite et dans le monde entier », a-t-il fait valoir à la presse. L’accord prévoit par ailleurs une option pour étoffer encore le contrat jusqu’à vingt-deux cargos A350F et cinquante-cinq monocouloirs A320neo supplémentaires.
Du côté d’Airbus, Benoît de Saint-Exupéry, chargé des ventes commerciales, souligne quant à lui le double impact de cette décision : « Cette double commande renforce les compétences d’AviLease et démontre l’attrait majeur de nos produits auprès des bailleurs et de leurs compagnies aériennes clientes ».
Une nouvelle compagnie saoudienne mise sur les gros-porteurs européens
Mais la journée n’était pas terminée. Un peu plus tard, c’est au tour de la compagnie nationale émergente Riyadh Air, soutenue par l’État saoudien, de s’engager fermement auprès du géant toulousain. Cette fois-ci, l’accord porte sur vingt-cinq exemplaires du long-courrier A350-1000, un contrat théorique estimé à près de 7,7 milliards d’euros (9 milliards de dollars). Selon le constructeur européen, ce partenariat pourrait même s’étendre jusqu’à cinquante appareils si les options sont levées.
Il convient toutefois de rappeler que le montant annoncé correspond aux anciens prix catalogue – ceux de 2018 –, qu’Airbus n’utilise plus officiellement aujourd’hui : la réalité commerciale dépend désormais des spécificités techniques et des négociations confidentielles propres à chaque client.
Les enjeux stratégiques derrière ces méga-commandes
Pour mieux saisir la portée stratégique de ces accords majeurs pour Airbus, voici ce qu’ils impliquent :
- Dynamiser la présence européenne sur le marché moyen-oriental.
- Soutenir la transition vers des avions moins énergivores.
- Souligner l’attractivité croissante des monocouloirs et gros-porteurs du groupe toulousain.
Ces signatures spectaculaires donnent ainsi le ton d’un salon où les enjeux industriels et commerciaux prennent toute leur dimension internationale.
