Airbus : des retards imprévus pour son ambitieux avion vert

Image d'illustration. Avion atterrissageADN
Airbus voit son ambitieux projet d'avion écologique contraint de rester au sol au-delà des délais escomptés - Découvrez pourquoi cette innovation majeure est retardée!
Tl;dr
- Le projet d’Airbus d’un avion à hydrogène est retardé.
- Le budget du projet a été réduit de 25%.
- L’hydrogène propre n’est pas suffisamment disponible pour une transition rapide.
Un coup d’arrêt pour l’avion vert d’Airbus
L’ambitieux projet d’Airbus, celui de créer un avion « zéro émission », a connu un sérieux revers. En effet, l’entreprise a admis ce vendredi que le développement de cet avion à hydrogène avançait « plus lentement que prévu ».
Retard et réduction de budget
Selon le syndicat FO, non seulement Airbus a repoussé son objectif de lancement d’un avion à hydrogène de cinq à dix ans, mais il a également réduit de 25% le budget alloué à ce projet. Ainsi, l’avionneur a dû « revoir sa feuille de route » en matière de décarbonation.
L’engagement d’Airbus pour la décarbonation
Malgré ces contretemps, Airbus reste déterminé. Il a déclaré à l’AFP : « Nous sommes déterminés à atteindre notre objectif de mettre sur le marché un avion à hydrogène commercialement viable ». Cette détermination s’inscrit dans son ambition d’être un leader dans la décarbonation de l’aviation et de soutenir les objectifs de durabilité à long terme de l’industrie aéronautique.
Les défis de l’hydrogène propre
Si l’hydrogène a le potentiel de révolutionner l’aviation comme source d’énergie, le développement d’un écosystème autour de l’hydrogène pose un défi majeur. Airbus a constaté que les progrès nécessaires pour cette transition, notamment la disponibilité d’hydrogène produit à partir de sources d’énergie renouvelables à grande échelle, sont « plus lents que prévu ».
En septembre 2020, Airbus avait dévoilé trois concepts d’avions à hydrogène baptisés « ZEROe ». Une initiative singulière dans une industrie où la plupart des acteurs misent sur des carburants d’origine non-fossile pour remplacer le kérosène, ou sur des moteurs électriques pour des appareils régionaux aux capacités limitées.
