Après les inondations, les compagnies d’assurance déploient des équipes d’évaluation sur le terrain

Image d'illustration. Inondation, catastrophe naturelle. ADN
À la suite des récentes inondations, les compagnies d’assurances déploient des équipes sur le terrain afin d’évaluer les dégâts et de recenser les sinistres pour accompagner au plus vite les sinistrés dans leurs démarches.
Tl;dr
- Mission d’urgence lancée pour accélérer les indemnisations.
- Crues exceptionnelles dans l’Ouest, milliers d’évacuations.
- Délai de déclaration allongé jusqu’à 30 jours.
Crues historiques : l’assurance en première ligne face à l’urgence
Alors que l’Ouest de la France fait face à des inondations inédites, les habitants et les assureurs s’activent dans un climat de vive inquiétude. Depuis jeudi dernier, une succession d’intempéries, marquée par le passage de la tempête Nils, a plongé plus d’une dizaine de départements dans une situation critique. Près de 1 600 personnes ont dû être évacuées en Gironde et dans le Lot-et-Garonne, des territoires régulièrement exposés à ce type de catastrophe, mais rarement à cette échelle.
Une mobilisation exceptionnelle des assureurs
Pour répondre à l’ampleur des dégâts, la présidente de la fédération professionnelle de l’assurance, Florence Lustman, a annoncé ce mardi le lancement d’une « mission de reconnaissance commune », sous l’égide de France Assureurs. Cette initiative inédite vise surtout à « accélérer les indemnisations dans les zones touchées par les crues les plus difficilement accessibles ». Sur place, beaucoup d’habitants se retrouvent sans électricité, parfois contraints de fuir leurs maisons dans l’urgence. « Nombre de nos concitoyens concernés n’ont plus d’électricité, tandis que d’autres ont dû quitter, parfois dans l’urgence, leurs maisons. Ces crues généralisées revêtent manifestement un caractère exceptionnel », insiste Lustman, relayant ainsi la gravité du phénomène.
Sous pression, des chiffres qui s’envolent
L’impact concret se mesure déjà par le nombre impressionnant de déclarations enregistrées : près de 15 000 chez la Macif, tandis que le groupe mutualiste Covéa (qui regroupe notamment Maaf, MMA et GMF) en comptabilisait déjà 35 000 dès lundi soir. En parallèle, ces deux groupes ont pris la décision dès vendredi dernier d’étendre exceptionnellement le délai pour déclarer un sinistre — passant ainsi de cinq à trente jours — afin d’accompagner au mieux leurs assurés dépassés par l’ampleur des dégâts.
Un coût encore incertain, mais déjà lourd
À ce stade, impossible encore pour les compagnies comme pour le public d’évaluer précisément le montant global des pertes. Toutefois, selon les données du réassureur public CCR, le coût moyen pour ce type d’événement avoisine les 12 000 euros par sinistre. Reste que cette « crue généralisée », pour reprendre la terminologie employée samedi par Vigicrues, laisse craindre une facture finale particulièrement lourde tant sur le plan humain qu’économique.
Dans ce contexte hors norme, tous espèrent désormais voir l’élan collectif et institutionnel permettre aux victimes de retrouver au plus vite un semblant de normalité.
