Après son rachat par l’État, Bull lance une ambitieuse campagne de recrutements

Image d'illustration. Bureau moderne avec employés utilisant des ordinateursUn bureau moderne avec des employés travaillant sur des ordinateurs. Les écrans affichent des interfaces d'intelligence artificielle et la lumière naturelle inonde l'espace.
Après son acquisition récente par l’État français, la société Bull prévoit d’élargir ses effectifs. L’entreprise technologique vient d’annoncer le lancement d’un important programme de recrutement afin de soutenir ses nouvelles ambitions et renforcer ses équipes.
Tl;dr
- Bull va recruter 500 personnes en 2026.
- Accent sur le calcul haute performance et l’IA.
- L’État a racheté Bull pour renforcer la souveraineté.
Un nouvel élan pour Bull sous pavillon français
À la croisée des enjeux de souveraineté technologique et d’innovation, l’entreprise informatique Bull s’apprête à écrire une nouvelle page de son histoire. Récemment passée sous le contrôle de l’État français, après sa séparation du groupe Atos, la société spécialisée dans les supercalculateurs entend renforcer ses effectifs avec le recrutement de 500 collaborateurs d’ici à 2026. Cette dynamique s’inscrit dans un contexte de croissance remarquable : selon l’entreprise, le chiffre d’affaires devrait bondir de 16 % entre 2024 et 2025, pour atteindre 720 millions d’euros.
Priorité à l’innovation et à la souveraineté technologique
La stratégie est claire : ces embauches ont vocation à « accélérer les programmes d’innovation et les priorités stratégiques de Bull », selon la direction. L’accent sera mis sur le calcul haute performance (HPC) et l’intelligence artificielle (IA), deux domaines considérés comme clés pour la compétitivité industrielle, la recherche fondamentale et la défense nationale. Un choix salué par Bercy qui y voit là « une étape décisive pour la souveraineté technologique française et européenne ».
Supercalculateurs au cœur des enjeux stratégiques
Acteur majeur en Europe, Bull se distingue notamment par son usine implantée à Angers, unique en son genre sur le continent. C’est ici que sont assemblés des équipements répondant aux besoins « les plus exigeants de la défense nationale, de l’industrie ou encore du secteur académique ». Dernière prouesse en date : la fabrication du premier supercalculateur « exascale » européen baptisé Jupiter, capable d’effectuer au moins un milliard de milliards de calculs chaque seconde. Cet outil a été inauguré en Allemagne en septembre dernier.
Aujourd’hui, le site d’Angers se développe encore avec l’assemblage d’Alice Recoque, futur fleuron du calcul intensif tricolore. Fabriqué avec un consortium incluant notamment le groupe américain AMD, ce supercalculateur sera livré au site du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA), avec une installation prévue entre fin 2026 et 2027.
Des profils variés recherchés pour accompagner la croissance
Pour soutenir cette expansion ambitieuse, Bull cible principalement des spécialistes en R&D, des data scientists ainsi que des experts en HPC-IA. Mais d’autres talents seront également sollicités pour renforcer les fonctions support ou commerciales – autant de postes indispensables pour accompagner ce nouveau chapitre.
• Pour rappel, les postes ouverts concerneront :
- Experts en recherche & développement (R&D)
- Data scientists et spécialistes HPC-IA
- Talents pour services, support et commerce
Avec ce plan massif de recrutements couplé à une stratégie résolument tournée vers l’innovation, Bull, sous impulsion étatique, affirme sa volonté d’incarner un pilier du numérique européen face aux grands défis technologiques mondiaux.
