Carte grise : Pourquoi une explosion des prix à prévoir ?

Image d'illustration. Carte grise assurante vignette verteADN
Découvrez pourquoi le coût de votre carte grise pourrait s'envoler et comment cela pourrait affecter votre portefeuille !
Tl;dr
- Immatriculation des véhicules pourrait coûter plus cher en 2025.
- Taxe régionale déplafonnée est à l’étude par le gouvernement.
- Certaines régions ont déjà augmenté leurs tarifs.
Des frais d’immatriculation plus élevés prévus pour 2025
Amis automobilistes, préparez-vous à une possible augmentation des frais d’immatriculation en 2025. En effet, le gouvernement et les parlementaires envisagent actuellement de déplafonner une taxe qui constitue une part de la carte grise : la part régionale. Cette dernière s’ajoute aux autres taxes, dont celle pour l’acheminement du document, celle sur les véhicules polluants et celle pour le développement des actions de formation professionnelle dans les transports.
Le déplafonnement de la taxe régionale
Auparavant, cette taxe régionale ne devait pas dépasser 60 euros par cheval fiscal (CV). Ce montant n’a jamais été atteint, même par les régions les plus gourmandes comme la Bretagne, le Centre-Val-de-Loire et la Bourgogne-Franche-Comté qui demandent 55 euros. À noter que cette taxe est principalement payée par les propriétaires de véhicules à moteur thermique tandis que ceux qui possèdent un véhicule électrique en sont exonérés.
Avec cette possible levée du plafond, les tarifs pourraient donc augmenter significativement. À quel point ? Pour l’instant, rien n’est fixé. Cependant, le quotidien Le Parisien évoque que ces 60 euros pourraient devenir le plancher avec aucun plafond fixé pour le moment. Un chiffre de 80 euros est même avancé !
Des régions anticipent et augmentent déjà leurs tarifs
En attendant une décision officielle, certaines régions ont déjà opté pour une hausse des prix. Depuis le 1ᵉʳ janvier, la Normandie et le Centre-Val-de-Loire ont fixé le tarif à 60 euros le cheval fiscal, suivis de près par la Bretagne et le Grand-Est dès le 1ᵉʳ février. Même la Corse, qui proposait le tarif le plus bas, a augmenté ses tarifs.
Ces augmentations sont motivées par un potentiel gain de recettes, notamment en cette période où l’État demande aux régions des efforts financiers. D’autant plus que le produit de cette taxe tend à diminuer avec l’augmentation des ventes de voitures électriques.
Un impact pour les automobilistes
En définitive, ces changements auront un impact direct sur les automobilistes. Par exemple, grâce à l’augmentation du prix du cheval fiscal, la Normandie estime pouvoir obtenir 36 millions d’euros supplémentaires en 2025, comme l’a indiqué Virginie Carolo-Lutrot, vice-présidente de la région. « Une somme qui sortira de la poche des automobilistes. »
