Deux entreprises investissent le site de l’ex-fonderie SAM en Aveyron

Image d'illustration. L'industrie de l'acier. ADN
Deux entreprises industrielles s’installent sur le site de l’ancienne fonderie de la SAM, à Viviez, en Aveyron. Cette arrivée marque une nouvelle étape pour cette friche emblématique, touchée par la fermeture de son principal employeur local.
Tl;dr
- Deux industriels investiront le site SAM d’ici fin 2027.
- 375 emplois prévus, priorité aux anciens salariés SAM.
- 35 millions d’euros engagés pour transformer l’ex-fonderie.
Relance industrielle à Viviez : un nouveau souffle pour l’ex-SAM
À Viviez, petite commune aveyronnaise marquée par la fermeture de la fonderie SAM, un profond renouveau industriel se profile. Après des années d’incertitude et de mobilisation des ex-salariés, le site change de visage : deux acteurs majeurs du secteur industriel s’y implanteront d’ici à la fin 2027, selon l’annonce faite par Carole Delga, présidente de la région Occitanie. Le rachat du terrain, des bâtiments et d’une partie du matériel en 2024 pour environ 11 millions d’euros par la collectivité régionale avait déjà esquissé ce tournant.
Nouvelles activités : RFID et transition énergétique
Ce sont deux filières industrielles stratégiques qui prennent racine sur l’ancien site automobile. D’une part, la société lotoise Matière prévoit, dès fin 2026, la production de pylônes électriques « nouvelle génération », alliant robustesse et intégration paysagère. Cette démarche anticipe les défis climatiques et s’inscrit dans la modernisation du réseau national menée par RTE. D’autre part, l’entreprise britannique Paragon-ID investira les lieux fin 2027 pour y développer des puces RFID dédiées à la traçabilité. La réorientation vers les « technologies industrielles » et la « transition énergétique » répond à l’évolution du marché automobile et à la crise structurelle traversée par ce secteur – un repositionnement salué par les collectivités.
Des emplois supplémentaires avec priorité aux anciens de SAM
Ce projet ne vise pas seulement à réindustrialiser une région frappée par le chômage : il devrait générer 375 emplois à l’horizon 2032 – soit davantage que les 330 postes existant lors du redressement judiciaire de SAM fin 2019. La présidente socialiste a insisté sur sa volonté de voir « les anciens salariés de la SAM prioritaires » dans les futurs recrutements ; certains équipements seront même réutilisés pour soutenir cette transition.
Pour donner une idée des engagements concrets sur place :
- 35 millions d’euros sont mobilisés pour adapter les infrastructures.
- 12 000 m² restent disponibles pour accueillir de nouveaux industriels.
Diversification industrielle en cours… mais prudence sur le calendrier
Si l’optimisme est palpable, tout n’est pas joué. Selon Carole Delga, « il est trop tôt pour faire des annonces, mais les discussions continuent avec le secteur industriel et aéronautique ». Près de la moitié du foncier attend encore preneur. Néanmoins, le chantier engagé offre déjà au bassin decazevillois une perspective inédite : celle d’une renaissance industrielle ancrée dans les technologies du futur.
