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Suite à la chute de Novasco, une commune exige des explications de l’État

Actualité > Emplois > Justice
Par Germain Montor,  publié le 15 février 2026 à 9h00.
Gros plan de métal en fusion versé dans un moule en acier

Image d'illustration. L'industrie de l'acier. ADN

Suite à la liquidation de Novasco, la municipalité concernée interpelle les autorités nationales afin d’obtenir des explications sur leur gestion du dossier et sur les conséquences pour les habitants, durement touchés par cette disparition soudaine.

Tl;dr

  • Talange exige 1 million d’euros à l’État.
  • Faillite de Novasco, trois usines fermées.
  • L’État attaque le fonds Greybull en justice.

Des comptes réclamés après la faillite de Novasco

Au lendemain de la chute du géant métallurgique Novasco à Hagondange, les répercussions continuent de secouer la région. C’est désormais la commune voisine de Talange qui, estimant avoir subi un préjudice considérable, se tourne vers la justice administrative. Sa demande : obtenir de l’État une indemnisation d’un montant d’1 million d’euros pour préjudice moral.

L’argumentaire juridique avancé par Talange

Mercredi, un recours officiel a été déposé devant le tribunal administratif de Strasbourg. Dans sa lettre adressée au ministre de l’Économie, Roland Lescure, l’avocat de Talange, maître Xavier Iochum, ne mâche pas ses mots : il évoque une « liquidation sans poursuite d’activité […] financée de manière irrégulière par des fonds publics dont l’usage n’a par ailleurs pas été contrôlé ». Selon lui, cette défaillance aurait porté un coup fatal à une unité industrielle majeure pour toute la collectivité.

L’échec industriel en chiffres et en conséquences

Pour comprendre l’ampleur du choc, quelques éléments chiffrés s’imposent. Lors du rachat en 2024 par le fonds britannique Greybull, seuls 1,5 million d’euros ont été effectivement injectés sur les 90 millions promis. Pendant ce temps, l’État français, lui, a rempli sa part avec près de 85 millions investis. Pourtant, en novembre dernier à Strasbourg, la justice commerciale actait la cession partielle du groupe : un consortium d’investisseurs n’a conservé qu’une seule usine, celle de Leffrinckoucke près de Dunkerque. Les autres sites – à Saint-Étienne, Custines, et donc Hagondange – ferment définitivement leurs portes.

Voici les principales conséquences locales pointées par la commune :

  • Pertes d’emplois massives : plus de 500 postes supprimés selon les chiffres officiels.
  • Dynamisme économique local fragilisé.
  • Moral des habitants atteint.

L’État contre-attaque face à Greybull

Au-delà des doléances locales et dans un contexte particulièrement tendu, l’État français ne reste pas inactif. Dès janvier, il annonçait vouloir engager des poursuites judiciaires contre le fonds d’investissement britannique. L’exécutif impute directement à Greybull une large part des responsabilités dans cette débâcle industrielle et sociale.

Tandis que les regards se tournent désormais vers la justice administrative, une question demeure : qui portera in fine le poids du naufrage industriel qui frappe ce territoire déjà meurtri ?

Le Récap
  • Tl;dr
  • Des comptes réclamés après la faillite de Novasco
  • L’argumentaire juridique avancé par Talange
  • L’échec industriel en chiffres et en conséquences
  • L’État contre-attaque face à Greybull
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