La Banque de France rassure : la stabilité financière reste intacte malgré le conflit en Iran

Image d'illustration. France et croissance économique.ADN
La Banque de France estime que le conflit en Iran n’a pas d’impact significatif sur la stabilité financière. Selon l’institution, les marchés financiers restent résilients face aux tensions régionales actuelles et aux incertitudes géopolitiques.
Tl;dr
- Pas de récession attendue selon la Banque de France.
- L’impact du pétrole prime sur celui du gaz.
- Baisse des Bourses jugée peu inquiétante pour l’économie.
Situation géopolitique et perspectives économiques
En pleine montée des tensions au Proche-Orient, les déclarations du gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, sur le plateau de France Inter, se veulent rassurantes. Malgré la guerre en cours impliquant l’Iran, le scénario d’une récession n’est pas envisagé à ce stade. Selon lui, cette crise pourrait certes « entraîner un peu plus d’inflation et un peu moins de croissance », mais tout dépendra, tempère-t-il, de la « durée du phénomène ». L’idée d’une menace directe sur la stabilité financière est donc écartée.
L’inflation sous surveillance, sans hausse prévue des taux
Face à la volatilité récente des prix de l’énergie, une question traverse tous les esprits : la BCE va-t-elle relever ses taux ? Pour François Villeroy de Galhau, rien ne justifie pour l’instant une telle décision : « Je ne vois pas aujourd’hui de raison pour laquelle nous devrions monter nos taux d’intérêt [pour tempérer l’inflation] ». La prudence reste toutefois de mise, avec une vigilance « réunion après réunion ». Il précise également que le choc actuel n’est pas comparable à celui survenu en 2022 lors de la guerre en Ukraine : « 2026 n’est pas 2022 », rappelle-t-il, soulignant que ce précédent épisode avait provoqué un emballement bien plus généralisé des prix.
Pétrole, gaz et fiscalité : quels leviers d’action ?
La flambée récente des prix du pétrole (+15 %) et du gaz (+50 %) en trois jours a été évoquée par le gouverneur, qui relativise néanmoins : ces hausses partent d’un niveau initialement « très bas ». Selon lui, il faut retenir un point clé : « le prix du pétrole est nettement plus important pour l’économie française que le prix du gaz », particulièrement à cette période post-hivernale. Sur la proposition formulée par Marine Le Pen d’abaisser les taxes sur les carburants pour atténuer le choc pétrolier, il oppose une fin de non-recevoir : il juge cela « tout à fait prématuré » et insiste sur l’absence de marges budgétaires.
Bourses et marchés : une inquiétude modérée
Pour ce qui est des marchés financiers, le recul observé ces derniers jours ne suscite guère d’alarme auprès du gouverneur. À ses yeux :
- Baisse des Bourses : conséquence logique après une période de valorisation très élevée.
- Dynamique des devises : le dollar s’est renforcé face à l’euro dans son rôle traditionnel de valeur refuge.
En filigrane, il rappelle que récemment encore en Europe, certains redoutaient un euro trop fort – aujourd’hui c’est bien le dollar qui fait office d’ancre sécurisante.
L’incertitude demeure, mais les fondamentaux français semblent tenir bon, malgré un contexte international loin d’être stabilisé.
