La grande majorité des courgettes importées de ce pays présentent des traces de ce pesticide

Image d'illustration. Tranches de courgettes aux herbesADN
Une large majorité des courgettes importées de ce pays présentent des traces de pesticides, selon les dernières analyses. Près de huit sur dix dépassent ainsi le seuil réglementaire, posant la question de la sécurité alimentaire pour les consommateurs.
Tl;dr
- 83 % des courgettes espagnoles contiennent des pesticides.
- Fraises, artichauts et aubergines espagnols aussi concernés.
- Préférer le bio local et les circuits courts.
Des légumes espagnols sous surveillance
S’il est une information qui trouble les amateurs de légumes, c’est bien celle révélée récemment par une étude : pas moins de 83 % des courgettes importées d’Espagne contiendraient des résidus de pesticides. Difficile à croire tant ces légumes sont appréciés pour leur légèreté, mais l’alerte est sérieuse. En Andalousie notamment, où la production bat son plein dans d’immenses serres chauffées par le soleil, les pratiques agricoles s’appuient sur un usage massif de produits chimiques. L’apparence irréprochable des courgettes masque donc une réalité moins reluisante : un « cocktail » dont le lavage ne vient pas toujours à bout.
Une problématique qui dépasse la courgette
Le cas des courgettes n’est pas isolé. En Espagne, d’autres fruits et légumes sont tout autant concernés par cette contamination. Les analyses évoquent ainsi que 66 % des artichauts, 75 % des aubergines, mais aussi tomates, brocolis ou poivrons présentent régulièrement des traces de substances phytosanitaires. Même les fraises espagnoles – fleuron du pays et largement exportées en Europe – affichent un taux élevé de résidus. L’on se souvient du scandale révélé dès 2005 : selon la DGCCRF, 76 % des fraises testées affichaient ces contaminants. Il faut dire que la monoculture intensive dans les serres pousse à multiplier les traitements pour éviter maladies et pertes.
Derrière l’apparence locale, une vigilance nécessaire
On aurait tort de croire que cette question ne concerne que l’Espagne. La France elle-même ne brille pas toujours par sa vertu : selon une enquête menée en 2019, trois quarts des fruits hexagonaux analysés contenaient encore trop de produits phytosanitaires. Certains produits phares tels que pêches ou cerises figurent parmi les plus concernés. Par ailleurs, lorsque l’on sort du giron européen, la situation se corse : au Maroc ou au Pérou, là où les règles sont bien moins strictes qu’au sein de l’Union européenne, agrumes et autres fruits échappent parfois aux contrôles et renferment même des substances interdites en Europe.
Voici quelques conseils simples pour limiter l’exposition :
- S’informer sur la provenance exacte avant achat.
- Privilégier les productions locales ou françaises bio.
- Acheter directement auprès de petits producteurs ou sur les marchés.
Miser sur le bio et le circuit court : un choix prudent
La solution ? Se tourner vers le bio français ou vers des circuits courts qui garantissent une certaine transparence. Mais attention : tous les labels « bio » n’offrent pas la même garantie selon leur origine. Il vaut mieux soutenir les maraîchers locaux engagés dans une agriculture raisonnée, voire cultiver soi-même ses propres légumes quand c’est possible. Un geste à la fois économique… et rassurant pour la santé.
