Un paquet de cigarettes blondes . © Pixabay / Public Domain

LCB : la nouvelle marque de cigarettes des buralistes

Les buralistes français vont lancer leur propre marque de cigarettes d'ici la fin de l'année pour lutter contre le marché parallèle.

L’annonce a été faite ce mercredi 29 mars par le président de la confédération des buralistes, qui regroupe 25.000 professionnels du secteur. Les buralistes devraient lancer leur propre marque de tabac pour tenter d’enrayer un marché parallèle qui leur cause bien des torts. Adéquatement nommée LCB, pour “La Cigarette du Buraliste”, cette nouvelle marque devrait venir jouer des coudes avec les marques classiques d’ici la fin de l’année 2017.

Une marque pour lutter contre le marché parallèle

L’objectif est clairement affiché alors que Pascal Montredon, président de la confédération des buralistes, déclare : “Avec notre marque LCB (la cigarette du buraliste), nous voulons crier notre ras-le-bol contre le marché parallèle qui est un réel fléau”. D’après lui, ces ventes en dehors des bureaux de tabac s’élèvent “à 30% de la consommation en France”.

“Ce que l’on cherche, c’est sensibiliser le gouvernement, les candidats à l’élection présidentielle et l’opinion publique. Acheter des cigarettes dans les pays frontaliers, sur internet ou encore dans des épiceries de nuit, non, ce n’est pas normal, il faut y remédier”, poursuit-il. Pour faire face à ces circuits de vente alternatifs, les buralistes entendent lancer quatre références de LCB, déjà homologuées par le ministère de la Santé et le secrétariat d’État au Budget.

Fabrication en Bulgarie

Ces nouvelles cigarettes devraient être en vente d’ici la fin de l’année, sur le territoire français et chez les buralistes qui le souhaitent uniquement. S’il n’y a pas d’objectif par rapport au nombre de points de vente, LCB a été pensée comme une marque de distributeur, à l’image de celles des supermarchés par exemple. Le prix lui a été fixé à 6,60 euros, 10 centimes au dessus des marques les moins chères.

En ce qui concerne la production, a défaut d’avoir la puissance commerciale ou industrielle pour fabriquer dans l’hexagone, elle devrait avoir lieu en Bulgarie dans les usines de l’entreprise KT International. Pascal Montredon note néanmoins qu’une partie du tabac utilisé devrait provenir du sud-ouest de la France. Il souligne que depuis la fermeture de l’usine Seita à Riom“il n’y a absolument aucune usine en France qui puisse fabriquer le tabac”.

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