Heineken annonce la suppression de 5 000 à 6 000 postes dans le monde

Image d'illustration. Des amis partagent une bière. ADN
Le groupe Heineken, acteur majeur du secteur brassicole, prévoit de réduire ses effectifs de plusieurs milliers de postes. Entre 5 000 et 6 000 emplois seraient concernés par cette vaste restructuration annoncée ce mardi par la direction.
Tl;dr
- Suppression de 5 000 à 6 000 emplois annoncée.
- L’Europe pourrait être la plus touchée.
- Les marchés saluent la décision de Heineken.
Restructuration majeure chez Heineken
À la veille de son départ, le directeur général de Heineken, Dolf van den Brink, a choisi de marquer son passage en préparant une vaste réorganisation. Le brasseur néerlandais prévoit ainsi la suppression de quelque 5 000 à 6 000 emplois dans les deux prochaines années. Selon l’entreprise, cette mesure vise à « accélérer la productivité à grande échelle afin de réaliser des économies importantes », un objectif affiché alors que le secteur fait face à de multiples incertitudes.
Les marchés réagissent favorablement
Cette annonce n’a pas tardé à produire ses premiers effets sur la place financière d’Amsterdam. Le titre Heineken, bien que confronté récemment à une conjoncture peu favorable, a bondi de 3,9 % dès l’ouverture des marchés. Une réaction qui témoigne du soutien des investisseurs pour cette stratégie d’ajustement, malgré les conséquences sociales importantes qui s’annoncent.
L’Europe particulièrement exposée ?
Si la direction reste évasive quant aux régions concernées par ces suppressions de postes, certaines déclarations laissent penser que le continent européen sera en première ligne. Le directeur financier Harold van den Broek a suggéré que l’Europe pourrait être particulièrement touchée, alors même qu’Heineken compte près de 87 000 salariés à travers le monde. Pourtant, aucun chiffre précis n’a filtré concernant la répartition géographique des emplois menacés.
Voici ce que l’on sait concernant les suppressions :
- L’Europe apparaît comme la zone potentiellement la plus concernée.
- Aucune précision n’a été fournie pour l’instant sur les autres zones.
Un départ sous le signe du doute et de la prudence
Lors d’un échange avec la presse, Dolf van den Brink, dont le départ avait surpris au mois de janvier après presque six ans passés à la tête du groupe, s’est dit partagé entre « des sentiments mitigés » et un devoir d’assurer l’avenir du brasseur. Face à une conjoncture qualifiée de « période économique et politique turbulente », il affirme vouloir laisser Heineken « dans la position la plus forte possible ». Pourtant, rien n’indique aujourd’hui comment ces mesures seront vécues en interne ni quelles seront leurs répercussions sur le long terme.
