Un cadre sur deux intègre l’IA dans son activité professionnelle, révèle l’Apec

Image d'illustration. Intelligence artificielle 1ADN
Selon un rapport publié par l’Apec, 50 % des cadres ont déjà recours à l’intelligence artificielle dans le cadre de leur activité professionnelle, révélant une adoption croissante de ces technologies dans le monde du travail.
Tl;dr
- L’IA générative s’impose chez la moitié des cadres.
- Les jeunes et managers l’utilisent plus intensivement.
- Les entreprises encouragent et encadrent cette adoption croissante.
L’irrésistible montée de l’IA générative chez les cadres
À peine un an après une première vague d’adoption, l’usage de l’intelligence artificielle générative s’ancre désormais dans le quotidien des cadres français. D’après les dernières données récoltées par l’Association pour l’emploi des cadres (Apec), la moitié des cadres affirment aujourd’hui recourir à des outils tels que ChatGPT, Gemini, Claude ou encore LeChat au travail, alors qu’ils n’étaient que 35 % à le faire il y a tout juste douze mois. Ce bond illustre une mutation accélérée du rapport aux technologies avancées dans l’univers professionnel.
Jeunes générations et managers en première ligne
L’étude, menée en mars auprès de 2 000 cadres représentatifs, révèle un engouement particulièrement marqué chez les moins de 35 ans. Pour cette tranche d’âge, 62 % utilisent l’IA générative au moins chaque semaine – soit une hausse impressionnante de 20 points sur un an. Les managers, eux aussi, tirent leur épingle du jeu : ils sont désormais 55 % à adopter ces outils, devançant ainsi leurs homologues non-managers (47 %).
Dans les usages concrets recensés, plusieurs pratiques dominent nettement :
- Chercher des idées ou inspirations (77 %) ;
- Rédiger rapports et documents variés (74 %) ;
- Analyser données ou problématiques professionnelles (72 à 73 %).
D’ailleurs, plus d’un cadre sur cinq fait appel à ces solutions presque quotidiennement – une fréquence en nette progression.
L’entreprise : moteur et régulateur de la transformation
Face à ce tournant technologique, la réponse des entreprises se précise. D’après une autre enquête menée auprès de mille sociétés employant au moins un cadre, l’utilisation de l’IA générative est désormais acceptée par sept grandes entreprises sur dix – chiffre qui monte à 70 % dans les ETI et grands groupes. Plus encore : elles sont désormais 53 % à encourager activement ces usages innovants, soit treize points de plus en un an.
Du côté des PME aussi, le cap est franchi : pour la première fois, la majorité accepte l’intégration de ces outils, tandis que quatre sur dix incitent désormais leurs équipes à s’y former.
Nouveaux défis : encadrement et compétences à renforcer
L’adoption rapide s’accompagne d’une montée en puissance des dispositifs d’encadrement. « Les grandes entreprises renforcent également l’encadrement de ces pratiques : plus d’un quart ont mis en place des chartes d’usage de l’IA et plus d’un tiers proposent désormais des formations dédiées. » Face à ce bouleversement, la prise de conscience progresse aussi parmi les principaux intéressés : la moitié anticipent déjà un impact « fort » sur leur métier ou celui de leurs pairs. Deux tiers estiment même indispensable d’acquérir rapidement de nouvelles compétences pour tirer parti – sans subir – cette vague technologique qui semble bien loin d’avoir atteint son apogée.
