Un deux-roues sur six échoue au contrôle technique : les raisons derrière ce chiffre

Image d'illustration. Controle technique motoADN
Le contrôle technique des deux-roues, récemment instauré en France, a révélé que 16 % des motos et scooters examinés n’ont pas satisfait aux exigences requises, mettant en lumière l’ampleur des défaillances techniques constatées lors de ces vérifications.
Tl;dr
- Hausse des contrôles techniques en 2025, tous véhicules confondus.
- Refus fréquents pour défauts sur motos et voitures vieillissantes.
- Nouveaux contrôles à venir : bruit et vitesse maximale.
Des contrôles techniques en forte augmentation
L’année 2025 s’est distinguée par une nette progression du nombre de contrôles techniques réalisés en France, qu’il s’agisse des automobiles ou des deux-roues. Cette tendance s’explique à la fois par un marché de l’occasion toujours dynamique et un parc de véhicules qui ne cesse de vieillir. À la fin décembre, le pays comptait pas moins de 42,5 millions de voitures en circulation, affichant une moyenne d’âge de 12,3 ans – une donnée en légère hausse par rapport à l’an passé. Dans les zones rurales, ce chiffre grimpe même jusqu’à 14 ans.
Motos et deux-roues : une vigilance accrue
Depuis avril 2024, le contrôle technique est devenu obligatoire pour les deux-roues motorisés. L’année 2025 marque donc la première année pleine d’application de cette nouvelle mesure. Parmi les points surveillés lors des vérifications – dont le nombre a dépassé les 1,2 million pour motos et voitures sans permis –, on retrouve notamment le niveau sonore (qui sera formellement mesuré dès mi-2025), mais aussi l’état des pneus, les émissions polluantes ou encore la conformité des plaques d’immatriculation et des amortisseurs.
D’ailleurs, un contrôle inédit fera son apparition à partir du 1er mars 2026 : la mesure de la vitesse maximale grâce à un céléromètre. Ce nouvel examen vise particulièrement les cyclomoteurs de moins de 50 cm3, que la loi limite à 45 km/h. L’objectif ? Détecter tout débridage illégal.
Taux de refus et défaillances récurrentes
En matière de résultats, le taux de refus atteint dans le cas des deux-roues environ 16 %, dont plus de 3 % sont liés à un bruit excessif. Voici d’ailleurs les défauts les plus fréquemment relevés lors des inspections :
- Pneus usés ou non conformes
- Niveaux d’émissions supérieurs aux normes
- Plaques d’immatriculation incorrectes
- Amortisseurs défectueux
Du côté des voitures particulières – où plus de 27 millions de contrôles ont été enregistrés sur l’année –, la proportion des refus reste stable autour de 19,4 %, selon la directrice générale France du groupe allemand Dekra, leader du secteur.
L’évolution du parc automobile français
La composition du parc continue aussi d’évoluer. Le gazole conserve sa place dominante (47 %), devant l’essence (40 %). Les véhicules hybrides représentent désormais environ 9 % du total ; ceux entièrement électriques restent minoritaires (3 %). Par ailleurs, avec quelque 5,4 millions d’achats d’occasion réalisés en douze mois – quasi record historique –, les raisons derrière ce recours massif au contrôle technique semblent évidentes : garantir sécurité et conformité dans un contexte où le vieillissement du parc ne se dément pas.
Entre nouvelles obligations réglementaires et transformation progressive du paysage automobile hexagonal, le contrôle technique demeure plus que jamais un passage obligé pour tous les usagers.
