Voitures neuves, d’occasion, électriques ou thermiques : quelles sont les favorites des Français ?

Image d'illustration. Voitures neuves sous lumières de concessionnaireADN
Les habitudes d’achat automobile évoluent en France : entre véhicules d’occasion, modèles électriques ou traditionnels à moteur thermique, les préférences des Français témoignent de nouveaux choix face aux enjeux économiques et environnementaux du secteur.
Tl;dr
- La voiture reste indispensable pour 70 % des Français.
- L’occasion domine, 63 % choisissent ce marché.
- Le thermique préféré à l’électrique malgré les baisses de prix.
Un attachement persistant à la voiture
À bien y regarder, l’importance de la voiture dans la vie quotidienne des Français ne faiblit guère. D’après une enquête menée par l’Ifop pour La Centrale, près de sept personnes sur dix la considèrent comme un pilier de leur existence. Le phénomène est encore plus prégnant chez les plus de 35 ans, dont 77 % en soulignent l’indispensabilité. Sans surprise, cet attachement atteint un sommet en milieu rural – 87 % des habitants jugent le véhicule individuel essentiel – alors qu’il chute à 54 % au sein de l’agglomération parisienne, là où la variété des solutions de mobilité facilite d’autres choix.
D’occasion avant tout : le choix pragmatique
Les habitudes d’achat automobile illustrent un pragmatisme croissant. Aujourd’hui, pas moins de 63 % des acheteurs s’orientent vers un modèle d’occasion. En pratique, quatre ventes sur cinq concernent ce segment du marché. Plusieurs raisons guident ce réflexe : d’une part, la volonté claire de maîtriser son budget tout en accédant à des véhicules récents et fiables ; d’autre part, une réalité économique incontournable pour nombre de ménages. La clientèle qui opte pour du neuf affiche une moyenne d’âge plus élevée (autour de 54 ans) et doit composer avec un prix moyen estimé à 36 000 euros.
Parmi ceux qui favorisent l’occasion, voici comment se répartissent les motivations principales :
- 37 % voient dans cette démarche une véritable décision raisonnée, notamment pour l’aspect financier ;
- 38 % citent un choix par défaut lié au manque de moyens ;
- 13 % évoquent des considérations écologiques.
L’électrique tarde à séduire massivement
Le rapport à la voiture électrique, lui, demeure ambivalent. Malgré une offre élargie et des prix en baisse, seuls 13 % des sondés envisageraient immédiatement un passage au tout-électrique si les tarifs étaient équivalents aux modèles thermiques. Un quart préfèrerait attendre encore quelques années. Les jeunes adultes (53 % des 25-34 ans), les catégories aisées et les Franciliens manifestent pourtant un intérêt croissant.
Mais comme le souligne Anaïs Harmant (directrice marketing chez La Centrale) : « Il subsiste beaucoup d’incertitudes autour de l’autonomie et de la fiabilité du véhicule électrique — autant d’obstacles qui pèsent plus lourd que le coût initial dans la prise de décision. » Ainsi, pour bon nombre de Français, cette technologie reste jugée immature, et les incitations financières seules peinent à lever toutes les réticences.
Nouvelles attentes face à l’automobile
Signe d’un changement discret mais réel, certains Français révisent néanmoins leur relation à l’automobile : ils sont désormais 11 % à ne voir dans la voiture qu’un simple confort. Parmi eux, une minorité y voit même une contrainte ou estime qu’elle n’a plus sa place face aux alternatives existantes — surtout dans les grandes villes où le choix ne manque pas. La passion automobile n’anime désormais plus que trois pour cent des répondants ; quant au symbole social du véhicule personnel, il s’efface presque totalement du paysage.
