Après Kellogg et ses Corn Flakes, Ferrero prêt à croquer Carambar

Image d'illustration. CarambarADN
Après avoir conquis le marché des céréales avec les Corn Flakes de Kellogg, Ferrero s’apprête à réaliser une nouvelle acquisition majeure en se positionnant pour le rachat du groupe Carambar, acteur incontournable de la confiserie française.
Tl;dr
- Ferrero vise l’acquisition du français CPK.
- CPK regroupe des marques emblématiques comme Carambar et Poulain.
- L’opération s’inscrit dans la stratégie d’expansion mondiale de Ferrero.
Un géant italien à l’assaut de la confiserie française
L’univers de la confiserie européenne pourrait bientôt connaître un nouveau bouleversement majeur. Le groupe familial italien Ferrero, déjà réputé pour ses incontournables Nutella, Kinder ou Tic Tac, vient d’entrer en discussions exclusives en vue du rachat de CPK (Carambar Poulain Krema). Cette cible n’est pas anodine : elle regroupe des marques aussi emblématiques que Carambar, Krema, Poulain, Michoko ou encore les légendaires Pastilles Vichy. L’annonce, révélée vendredi par l’actionnaire majoritaire Eurazeo, reste toutefois suspendue à l’avis des autorités de la concurrence.
L’internationalisation, moteur de croissance pour Ferrero
Ce projet d’acquisition s’inscrit dans une dynamique d’expansion particulièrement soutenue. Il faut rappeler que, tout récemment, le groupe avait déjà annoncé le rachat du spécialiste américain des céréales pour petit-déjeuner, WK Kellogg. Cette fois, c’est via sa holding européenne que la filiale américaine Ferrara Candy, bien connue outre-Atlantique pour ses bonbons tels que les célèbres « Jelly Belly » et « Nerds », porterait l’opération.
À travers cette offensive, Ferrero affiche clairement son ambition : renforcer sa place sur la scène internationale. Selon Amandine Ayrem, associée chez Eurazeo, ce rapprochement permettrait à CPK de poursuivre son développement dans le cadre d’un « projet industriel mondial », participant ainsi à la constitution d’un « leader européen de la confiserie ».
Le parcours et les forces de CPK
Peu connue du grand public sous son acronyme, l’entreprise CPK emploie aujourd’hui plus de 900 salariés en France. Elle est issue du rachat, en 2017, de quatorze marques au géant américain Mondelez : une opération qui a permis de sauvegarder des trésors du patrimoine gourmand français. Trois sites industriels et un atelier jalonnent désormais le territoire national. Et en 2018, avec l’intégration du fabricant belge Lamy Lutti – incluant les fameux bonbons Arlequin ou les licences Malabar et Rochers Suchard – CPK avait déjà musclé son portefeuille.
Perspectives et calendrier attendu
Le calendrier prévoit une finalisation potentielle de la transaction au quatrième trimestre 2025. Pour mémoire : le groupe fondé en 1946 à Alba ne cesse d’étendre ses racines ; il compte désormais trente-sept sites industriels répartis sur cinq continents et distribue ses produits dans plus de 170 pays. En 2024, son chiffre d’affaires atteignait déjà les18,4 milliards d’euros, signant une progression annuelle remarquable de 8,9 %.
Si l’opération aboutit, elle pourrait redessiner durablement le paysage européen des friandises sucrées, confirmant au passage la stratégie offensive – voire vorace – du géant transalpin.
