En France, le train s’avère plus économique que l’avion… sauf en cas de correspondance

Image d'illustration. Train ou avion ?ADN
En France, voyager en train coûte généralement moins cher qu’en avion, selon les récentes comparaisons de tarifs. Cependant, cet avantage tarifaire disparaît dès qu’une correspondance ferroviaire s’ajoute à l’itinéraire, modifiant alors la donne économique.
Tl;dr
- Le train, moins cher en France, sauf correspondance.
- L’avion reste plus économique pour voyager en Europe.
- La voiture avantageuse pour les familles sur certaines liaisons.
Un été sous le signe du choix : train, avion ou voiture ?
Alors que des millions d’élèves s’apprêtent à entamer les vacances d’été, la question du transport revient sur le devant de la scène. Entre train, avion et voiture, les Français jonglent avec les tarifs et les contraintes. Plusieurs associations, dont UFC-Que Choisir, rappellent qu’en France, se déplacer en train reste généralement plus abordable que l’avion – à condition de bénéficier d’une liaison directe.
Quand la géographie influe sur la facture
Selon une récente étude menée par UFC-Que Choisir, basée sur 48 itinéraires aériens parmi les plus fréquentés de l’Hexagone, le train se distingue surtout sur les axes radiaux (notamment ceux reliant ou partant de Paris). Pour un couple ou une famille avec deux adolescents voyageant l’été, près de 60 % des trajets coûtent moins cher en train qu’en avion ; sur ces lignes directes, le différentiel atteint parfois le double. Mais dès lors qu’un changement de train s’impose, notamment sur les liaisons transversales entre régions, la tendance s’inverse : dans ces situations, l’avion se révèle en moyenne 37 % moins onéreux.
Les familles et la voiture : un équilibre financier difficile à battre ?
Face à ces alternatives, la voiture tire son épingle du jeu pour les familles. En effet, dans un tiers des cas étudiés par l’association, elle demeure le mode de transport le plus économique : jusqu’à 30 % moins cher que le train et 44 % de moins que l’avion. Toutefois, cette option n’est pas neutre côté environnemental.
Voici d’ailleurs ce que souligne l’UFC-Que Choisir lorsqu’elle plaide pour renforcer l’offre ferroviaire et augmenter à quatre heures le seuil d’interdiction des vols intérieurs si une alternative existe par rail — contre deux heures trente aujourd’hui — tout en appelant à des tarifs familiaux avantageux.
L’Europe : l’aérien sans concurrence tarifaire… au prix du climat ?
La donne change radicalement dès qu’on élargit la focale à l’échelle européenne. À ce niveau-là, selon un rapport relayé par le Réseau Action Climat (RAC), voyager en train coûte en moyenne 2,5 fois plus cher qu’en avion : une « aberration totale », pointe-t-on chez Greenpeace. L’exemple Paris-Rome est révélateur : comptez environ 70 euros pour un vol contre 210 euros pour un trajet ferroviaire équivalent.
Face à cette situation jugée inéquitable et au nom de la lutte contre le réchauffement climatique — car rappelons-le : un trajet en TGV émet seulement 2,9 grammes de CO₂ par passager-kilomètre là où l’avion grimpe à plus de 300 grammes — plusieurs voix s’élèvent pour réformer la fiscalité du secteur aérien. Augmenter la taxe sur les billets d’avion pourrait notamment permettre de subventionner des billets de train à tarif réduit ou relancer durablement les trains de nuit régionaux.
Un débat loin d’être clos alors que démarre une nouvelle vague estivale sur fond d’urgence climatique.
