McDo, le nouveau PMU : Quelle alternative ?

Image d'illustration. Restaurant McDonald'sADN
Est-ce que McDo remplace le PMU ? Découvrez ce qui se cache derrière cette étonnante alternative et pourquoi elle secoue le monde de la restauration rapide !
Tl;dr
- La Ferté-sous-Jouarre, une petite commune, voit McDonald’s comme le principal lieu social.
- McDonald’s remplace les bistrots traditionnels français en déclin.
- Malgré la sociabilité apparente, les interactions à McDonald’s sont souvent superficielles.
McDonald’s, le nouveau bistrot de La Ferté-sous-Jouarre
La petite commune de La Ferté-sous-Jouarre en Seine-et-Marne offre peu d’activités. Pourtant, un lieu de sociabilité se démarque : le McDonald’s local, ouvert sept jours sur sept, de 9 heures à minuit.
Un remède à l’ennui
Le fast-food est devenu l’antidote à l’ennui pour les habitants, notamment pour les jeunes comme Anthony et Gabriel, 24 ans. Ces derniers y passent du temps pour discuter et débattre de tout et de rien, le tout pour le prix d’un petit wrap.
Le remplacement des bistrots
Jadis, ce rôle social était tenu par les bistrots. Hélas, leur nombre a drastiquement diminué, passant de 200 000 dans les années 1960 à 30 000 aujourd’hui, avec une effrayante disparition de 500 établissements par an. À l’inverse, on compte 1 500 McDonald’s en France, avec 30 nouvelles ouvertures chaque année.
Un lieu de sociabilité
« McDo est devenu bien plus qu’un restaurant, il a repris des parts de sociabilité aux cafés, à Starbucks, aux bistrots, aux boulangeries… » souligne Pierre-Louis Desprez, expert en imaginaire de marque. Pourtant, malgré ce rôle social, les interactions à McDonald’s sont souvent superficielles. « Personne ne se mélange à McDonald’s. C’est un espace de sociabilité, mais une sociabilité en vase clos, standardisée, contrôlée. » déclare Desprez.
Le McDonald’s de La Ferté-sous-Jouarre, tout comme ceux d’ailleurs en France, est devenu le nouveau bistrot, mais sans le vice. L’enseigne accueille tout le monde sans distinction, mais chacun reste dans son coin, créant une illusion de sociabilité. En fin de compte, on y vient comme on est, on y reste autant qu’on veut, mais on en repart inchangé.
