Transavia imposera un supplément sur tous les vols dès mars

Image d'illustration. Train ou avion ?ADN
Préparez-vous à débourser plus : Transavia annonce un supplément sur tous ses vols dès mars, mais pourquoi cette décision ? Découvrez-le ici !
Tl;dr
- Transavia facture un supplément pour la hausse de la taxe aérienne.
- Les clients devront régulariser le paiement pour embarquer.
- Le gouvernement espère recueillir plus de 800 millions d’euros.
Une taxe aérienne plus lourde à la charge des voyageurs
La compagnie aérienne low cost Transavia, filiale d’Air France-KLM, a annoncé mardi qu’elle demanderait un surplus à ses clients pour compenser l’augmentation de la taxe sur le transport aérien en France. En effet, le budget de l’État pour 2025 prévoit une hausse de la taxe de solidarité sur les billets d’avion. Cette dernière atteindra 7,4 euros, contre 2,63 euros précédemment, pour les vols internes ou vers l’Europe, et doublera à 15 euros pour les destinations hors Europe, pour les vols au départ de la France à partir du 1er mars.
Un supplément répercuté sur les voyageurs
« Afin d’appliquer ce texte, Transavia France a choisi de collecter la totalité de cette taxe pour les voyages prévus à partir du 3 mars 2025 », a déclaré la compagnie aérienne sur son site web. Ainsi, les clients qui ont acheté un billet entre le 28 octobre 2024 et le 7 décembre 2024 pour un voyage à partir du 3 mars 2025, recevront un e-mail les invitant à régulariser leur paiement.
Pas de paiement, pas d’embarquement
Transavia justifie cette rétroactivité en se référant à ses conditions générales de transport qui stipulent que « le transporteur sera en droit de facturer séparément au passager tous les frais, taxes et suppléments imprévus ». En cas de non-paiement de cette taxe supplémentaire, les clients ne pourront pas effectuer leur enregistrement en ligne et obtenir leur carte d’embarquement.
Des recettes fiscales supplémentaires pour le gouvernement
Grâce à cette augmentation, le gouvernement prévoit de collecter plus de 800 millions d’euros de recettes fiscales supplémentaires. Cette mesure a cependant été vivement critiquée par l’ensemble du secteur aérien, des syndicats de navigants à l’Association internationale du transport aérien (IATA).
