Bernard Arnault réitère ses critiques envers la France, qu’il juge hostile aux entreprises

Image d'illustration. Croissance et ÉpargneADN
Bernard Arnault renouvelle ses critiques envers l’environnement économique français, estimant que le pays freine l’initiative des entreprises. Le PDG de LVMH pointe une fois de plus du doigt un climat défavorable à la croissance et à l’innovation.
Tl;dr
- Résultats LVMH en baisse, contexte fiscal critiqué.
- Chiffre d’affaires recule, surtout dans les vins et spiritueux.
- Bernard Arnault dénonce la surtaxe sur les grandes entreprises.
Des résultats sous pression pour le géant du luxe
Le groupe LVMH, piloté par Bernard Arnault, vient de présenter ses derniers chiffres, dans un climat qu’il n’a pas hésité à qualifier d’« année agitée sur le plan économique et géopolitique ». Au cœur des difficultés, une baisse nette du bénéfice : en 2025, celui-ci recule de 13 % pour s’établir à 10,9 milliards d’euros. Ce repli s’explique principalement par une surtaxe exceptionnelle, imposée aux grandes entreprises françaises pour participer au redressement des finances publiques. Selon la direction, cette mesure fiscale a gonflé de 4 points le taux d’imposition de LVMH, même si le montant précis payé n’est pas détaillé.
Un chiffre d’affaires impacté par la conjoncture internationale
L’autre grande donnée marquante concerne le recul du chiffre d’affaires, qui fléchit de 5 % pour atteindre 80,8 milliards d’euros. Le secteur des vins et spiritueux s’avère particulièrement touché, plombé par un contexte international tendu sur les plans douanier et géopolitique. Pourtant, la dynamique n’est pas uniformément négative : au second semestre, l’activité retrouve quelques couleurs avec un retour notable de la clientèle asiatique et américaine.
Fiscalité française : Bernard Arnault hausse le ton
La politique fiscale française devient un point de crispation récurrent pour Bernard Arnault. Non seulement il fustige la récente surtaxe – estimée entre « 700 millions et 800 millions d’euros » l’an passé – mais il persiste dans sa dénonciation de ce qu’il perçoit comme des mesures « contre les entreprises pour les taxer un maximum ». Lors de la présentation des résultats, il a rappelé son opposition à la taxe Zucman et alerté sur l’impact potentiel d’une nouvelle hausse annoncée : « Pousser à la délocalisation, c’est idéal ! », a-t-il lancé avec ironie.
L’avenir reste incertain, mais LVMH affiche sa confiance
Malgré cette période trouble et une marge opérationnelle légèrement érodée (22 % contre 23 % en 2024), LVMH mise sur le long terme. La famille Arnault prévoit même de franchir très bientôt le seuil symbolique des 50 % du capital du groupe. Pour l’exercice à venir, l’entreprise se veut rassurante malgré une « incertitude macroéconomique et géopolitique persistante », affichant une confiance qui tranche avec les critiques adressées à la politique fiscale nationale.
