Menace de délocalisation de LVMH : Bernard Arnault, l’homme le plus riche de France, refuse une hausse d’impôts

Image d'illustration. Faire ses cartons, travail, démissionner ADN
Le plus fortuné des Français s'est publiquement opposé au projet de surtaxe présenté dans le budget 2025, brandissant la menace d'une délocalisation aux États-Unis. Cette situation pourrait-elle inciter d'autres grandes fortunes à suivre son exemple ?
Tl;dr
- Bernard Arnault critique la surtaxe prévue dans le budget 2025.
- Il menace de délocaliser aux États-Unis.
- Le gouvernement répond, affirmant que la surtaxe est temporaire.
Le titan du luxe menace de délocaliser
Le magnat français du luxe, Bernard Arnault, a exprimé son mécontentement face à la surtaxe entreprise prévue dans le budget 2025. Il a même évoqué la possibilité de délocaliser son entreprise aux États-Unis, suscitant une vive réaction du gouvernement français.
Un vent d’optimisme aux USA
L’homme le plus riche de France a souligné l’optimisme économique qui prévaut aux États-Unis, en contraste avec la situation en France. « Je reviens des USA et j’ai pu voir le vent d’optimisme qui régnait dans ce pays. » a-t-il déclaré. Aux USA, les impôts sont en baisse et les ateliers sont subventionnés, ce qui selon lui est « idéal pour pousser à la délocalisation ».
La surtaxe : un incitatif à la délocalisation
Arnault a mis en lumière la surtaxe d’impôt sur les sociétés, qui devrait rapporter environ 8 milliards d’euros à l’État cette année. Pour lui, une telle mesure est « incroyable » et pousse à la délocalisation. « Quand on revient en France et qu’on voit qu’on s’apprête à augmenter de 40% les impôts des entreprises qui fabriquent en France, c’est incroyable. » a-t-il déploré.
Le gouvernement réagit
Le gouvernement, par la voix de sa porte-parole Sophie Primas, a répondu à ces critiques. Elle a reconnu la colère du PDG de LVMH tout en soulignant que « chacun doit prendre part aux efforts ». Tout en rappelant qu’elle appartient à un « gouvernement pro-entreprise », elle a également précisé que cette surtaxe serait temporaire et ne durerait qu’un an.
